25 et 26 mars 2017 : Viru-Chuquicara
Deux jours car l'étape prévue devait se faire en un seul  mais les conditions de la piste en ont decidé autrement.
Les 33 kilometres sur l'autoroute à péage sont sans problème et les 21 premiers kilomètres sur la piste dont une partie goudronnée depuis mon dernier passage sont un plaisir.
Ensuite les choses se gâtent suite aux précipations de la semaine dernière : plusieurs passages dans la boue et dans l'eau, ça salit les velos mais ce n'est pas le pire.
La piste disparait parfois sous des pierres voire des rochers : pas le choix, il faut décharger les vélos et tout passer à pied sur cent mètres, et parfois il faut être deux pour transporter les vélos. Croyez-moi, ce sport est épuisant.
Si vous ajoutez que nous avons bu nos neuf  litres d'eau et que nous n'avons pas grand-chose à manger, vous comprenez la galère.
Les enfants d'une maison isolée, et pour longtemps sans doute, dont les parents sont apparemment absents nous donnent de quoi remplir chacun un bidon : ils ne réclament rien mais nous leur donnons un peu d'argent.
Apres un dernier passage rocheux, la nuit venant, nous décidons de planter les tentes mais il faut choisir la place car la pluie menace.
Nous prenons un bain dans la rivière Santa pour enlever la boue mais avec beaucoup de précaution car elle est en crue et avec un très fort courant.
Pas grand-chose à manger donc nous sommes dans les tentes de bonne heure et pour demain, il nous reste 21 km dont 13 sur la piste et une des gamines nous a dit qu'un pont avait disparu.
Avant de partir, nous prenons  de l'eau dans la rivière,  la filtrons avant d'y mettre du micropur : l'eau n'est pas très claire mais un peu de sable n'a jamais fait de mal.
La galère continue avec toujours des passages de rochers et effectivement un pont a disparu : il faut traverser un torrent sur 7 mètres et les premiers essais ne sont pas concluants. Nous trouvons un passage plus facile, l'ancien gué en fait, et Jean-Pierre installe une corde pour sécuriser les passages : tout se passse bien mais nous devons passer les vélos à deux.
Encore quelques passages boueux pour arriver au pont qui nous permet de revenir à la route : le gag est que la sortie du pont est fermée par un portail cadenassé et il faut encore décharger les vélos.
Apres les derniers kilometres sur la route, nous nous attablons devant un plat de canard, riz, haricots et concombres énorme que nous faisons passer avec trois litres de coca!!

Le Perou, c'est l'aventure
   
là tout va bien
   
là ça se complique
   
et encore un peu plus
   
on lève le camp mais avant il faut filtrer l'eau
   
traversée de torrent et franchissement de portail
   
ouf, nous sommes libres                               dans cette rivière, nous avons pris l'eau !
    
quel plaisir de manger                             les vélos de Chuchicara


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