le carnet de voyage de Dominique et impressions sur le Perou








Nous avons parcouru le Pérou pendant 63 jours en vélo avec 32500 mètres de dénivelé positif et 10 cols à plus de 4000, en taxi, en bus, en tuk tuk citadin et agricole, en train , en bateau et à pied.
Depuis Cusco, nous avons choisi de rouler sur des routes secondaires dont 260 kms de pistes. Rouler sur une piste, c'est la liberté absolue ; on n'a plus le bruit des voitures, on peut savourer les paysages en toute quiétude et la piste de "tres caniones" est grandiose. Nous avons decouvert le canyon de la Colca à pied avec une étape au refuge de Llahuar et ses piscines à 38 degrés et une autre étape à l'oasis de San Galle  et ses piscines naturelles.
En prenant un tuk tuk agricole, nous avons eu la chance de voir des condors, oiseaux tres impressionnants.
Une belle pause a Yanque à l'hotel Tradicion Colca tenu par un francais et nous avons apprécié une chambre confortable, la piscine chauffée, des repas excellents (steak d'Alpaca et mousse au chocolat rien que pour nous). A cette occasion, nous avons observé au télescope Jupiter et ses satellites, Omega du centaure, Landa du centaure et Antares.
Notre périple péruvien se termine autour du lac Titicaca loin des sites touristiques par de petites routes et des pistes qui passent au milieu des villages avec une activite agricole et pastorale intense. D'un coup de bateau, nous avons visite l'ile d'Amantani qui se vante avec ses 4125 m d'être l'ile la plus haute du monde, un havre de tranquilité avec une culture très proche de celle des Incas. Nous avons aussi beaucoup étudié la vie des chiens et cette étude nous a permis de répertorier cinq catégories de chiens péruviens :
   - ceux qui déambulent en bande tout en se reniflant et en se battant
   - ceux qui en ont après les cyclistes, courent, aboient et m'obligent à accélerer le rythme
   - le gros chien qui a eu tellement peur (de quoi, je ne sais pas) qu'il se réfugie dans un restaurant et refuse d'en sortir
   - le gentil chien qui nous accompagne dans nos balades vers le lac et se colle contre nous pour un petit calin au soleil
   - et pour finir les chiens qui ne ressemblent à rien et déambulent fièrement..

La frontiere du Perou à Tilali nous a retenus pendant 3 heures (et on était les seuls touristes) pour une sombre histoire de tampon manquant de la policia judicial et nous a liberés après redaction d'une réclamation avec nos empreintes digitales.
Le Perou est un pays de contrastes, un pays de couleurs, un pays bordélique, un pays pas facile à apprehender, un pays difficile à parcourir pour les cyclistes mais aussi un pays attachant avec toutes ses contradictions.

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