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| Avril 2000 : pour fêter la fin du
millénaire, je décide d'effectuer les cinq brevets montagnards de l'année. Les
trois premiers sont effectués après un déplacement en voiture et les deux
derniers au cours d'un voyage itinérant de 16 jours : AIX - PAU - ANNECY - AIX.
Au retour, l'idée d'adhérer CLUB des 100 COLS me traversa l'esprit, mais il me manquait les fameux plus de "2000" et c'est ainsi que naquit le : |
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| Deux BCMF en VI un VI au pays des 2000 sport-étude à Briançon |
VOYAGE au pays des " 2000 ",
apologie des VI et des grands cols.
Un voyage
itinérant ( VI ), c'est avant tout le vôtre
car vous êtes maître du parcours, du kilométrage, de la durée, des
dates, du nombre de participants, etc... Si vous voulez le
faire homologuer, vous devez juste avoir une durée de trois jours, 50 km par
jour, 250 km au minimum et un cachet par jour, dans une localité de votre choix
sur le parcours : contraintes bien légères puisque vous n'avez pas à "déposer"
votre parcours. Vous avez le
choix de votre thème : rejoindre votre famille sur votre lieu de villégiature,
faire une liaison entre deux brevets, relier les abbayes cisterciennes ou
quelques restaurants pour un parcours gastronomique. Pour
l'intendance, il suffit de prendre un minimum d'affaires sur le vélo et de se
chercher un petit hôtel pour la nuit. Après le repas vous aurez l'occasion de
vous dégourdir les jambes en visitant le village, ce qui ne vous dispense pas
de faire un peu de tourisme dans la journée. Si vous n'êtes pas trop nombreux,
il est inutile de réserver ; sinon, il vaut mieux envoyer une lettre, un fax ou
un e-mail en précisant que vous souhaitez un menu hydraté-carboné : l'hôtelier
risque de se rendre chez le pharmacien pour s'entendre dire que des pâtes
feront très bien l'affaire. Si vous n'aimez
pas les sacoches, vous pouvez vous fixer à un endroit et faire des circuits en
étoile : décidément, vous n'avez que l'embarras du choix : alors, votre prochain VI, c'est pour quand ? Faire des grands
cols est une autre activité cyclo des plus recommandées. Bien sûr, après avoir
souffert dans le col de Parquetout ( 1398 m, qui le connaît celui-là ? ), vous
vous demandez ce que vous allez faire dans le Galibier ( 2642 m). Je vous
arrête tout de suite, car c'est complètement différent : vous ne montez plus un col mais vous escaladez un Mythe. Le grand col
n'est pas traître : vous savez que ça monte pendant 10, 15 ou 20 kilomètres
sans ces faux plats ou ces petites descentes qui vous laissent croire que c'est
fini. De toute façon,
vous n'êtes plus sur terre : l'automobiliste vous respecte et vous encourage,
vous ne comptez plus en km par heure mais en minutes par kilomètre ( quand vous
revenez sur le plancher des vaches, vous trouvez 7,5 km/h : ce n'est pas
beaucoup mais qu'importe ). Le temps passé
n'a plus d'importance ; au contraire, car vous avez mille choses à regarder les
paysages, les oiseaux, les vaches, les moutons, les marmottes, la route qui dix
lacets plus haut vous semble inaccessible alors qu'il ne reste que trois kilomètres
avant le sommet, etc. Vous êtes fatigué
: vous avez le droit car c'est un grand col, et si vous vous arrêtez,
sauvegardez votre amour-propre en sortant ostensiblement l'appareil photo (
mettez quand même une pellicule même si la photo sera surtout intéressante pour
vous ). Vous devez alors
comprendre l'intérêt de l'association du VI
avec les grands cols. Et mon VI ? Il
s'est parfaitement déroulé : cinq jours de plaisir dans les Alpes avec de la
pluie, du soleil et un pneu éclaté. Et les cols du
Glandon, de la Croix-de Fer, du Télegraphe, du Galibier, de l'Izoard, de Vars,
d'Allos, des Champs et de la Cayolle sont toujours là, prêts à vous accueillir.
François HENNEBERT |
Ce récit a été publié dans la revue des cent cols de 2001.