6 janvier : Cerro Castillo - El Calafate
Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, il n'y a pas de vent : dommage, il aurait été favorable mais au moins il n'a pas tourné.
Je passe ma journée au milieu de collines vertes, mais ce ne sont que des touffes et pas une vraie prairie, à faire peur aux moutons, aux nandus et aux lièvres. Si j'ose une comparaison, cela me fait penser au Larzac sur des centaines de kilomètres.
PPour la première fois, j'emprunte la "ruta 40" qui va jusqu'au Nord de l'Argentine sur une partie goudronnée qui ne va pas durer.
Comme je roule 75 km sur le ripio, ce mélange de terre et de cailloux, je vais vous faire un petit cours.
il y a deux sortes de ripio.
Le premier avec des pierres de petit diamètre, lorsqu'il est récent, est très roulant alors  que le second avec ses gros cailloux qui sortent toujours un peu vous donne l'impression d'être dans la tranchée d'Arambert de Paris-Roubaix.
De toute façon, avec le temps, des cailloux sont arrachés et s'accumulent entre les traces des voitures.
Vous roulez donc sur une trace plus ou moins plate, avec plus ou moins de cailloux qui sortent. Evidemment, la trace de l'autre côté vous parait toujours plus prope mais le changement est toujours délicat avec le gravier.
Enfin, la piste peut présenter des passages plus ou moins long en tôle ondulée et là cela secoue très fort : il faut serrer les dents et passer le plus vite possible.
Si les sacoches sont bien fixées, pas de problème mais le chargement à l'arrière fixé par des tendeurs est plus problématique ; il ne faut pas perdre la bouteille d'eau qui va sevir à faire le potage et cuire les pâtes au bivouac prévu ce soir.
Je dis prévu car, à 15 km de la maison des cantonniers où je vais camper, la cagouille en vadrouille, le camping-car d'Anais et Cyrille, me double et ils me proposent de m'emmener à El Calafate.

     
précis l'horaire et internet est gratuit                                  lisez le texte français et vous aurez une idée des problèmes d'assainissement
   
un bon ripio                                                                    
   
une estancia                                                                                      très peu d'arbres et souvent morts
   
une partie goudronnée de la route 40 et j'ai vite compris que les "baches" étaient des trous
   
un gardien de troupeaux que voici : un passage canadien donc

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