10 janvier : La leona-El Chalten
Je suis content : le vent a soufflé toute la nuit et ma tente ne s'est pas envoléee.
Un départ matinal à 6h30 car le vent est, parait-il, moins fort le matin : je n'ai pas vu la différence.
Pour passer le temps, je joue : faire le meilleur temps sur 5 km et j'arrive à 25' mais souvent c'est 30.
Il me reste 45 km et je crains de manquer d'eau : je m'arrête donc à l'estancia Santa Margarita.
Pas de problème, on me mène à la citerne d'eau potable et je suis invité à manger à la table commune : au menu, des tripes d'agneau à la tomate et du vin.
C'est l'occasion d'échanger un peu sur l'élevage en Argentine et en France. Quand je demande combien de personnes travaillent, j'ai vu de nombreuses habitations autour, ils me répondent quatre : avant, ils étaient beaucoup plus nombreux mais si l'élevage a été une richesse de la Patagonie, il est remplacé par l'or noir et le tourisme.
Avant de partir, je demande, par politesse, si je dois quelquechose et on me répond : "aqui, no se cobra" (ici, on ne paye pas et inutile d'insister). A noter que le propriétaire habite à Buenos-Aires et vient rarement, seulement pour toucher les dividendes.
Le 5ième homme ne fait plus parti du personnel mais il vit à El Chalten et me propose de m'emmener : j'enlève donc les bagages et nous chargeons le vélo sur le toit.

     
regardez les nomreuses bouteilles d'eau en hommage à la mère qui s'est sacrifiée pour son enfant                                                 trois cyclos français
   
un repas partagé : ils me montrent les photos prises il y a deux jours dans un concours de dressage de chevaux sauvages
   
El Chalten : le deuxième objectif est atteint                                 hommage aux nombreux cyclos qui passent ici

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