18 janvier : Caleta Tortel - Cochrane
Il a plu toute la nuit mais si le ciel est toujours couvert, je n'ai pas besoin de l'imper et j'aurai moins de pousière. Enfin sur 20 kilomètres seulement carcette pluie s'est limitée au bord de mer.
J'ai décidé de rallier la prochaine ville en une seule fois. Je vais vous dire : 130 km sur la carretera australe, c'est pas mal.
En plus, j'ai du faire pas mal de dénivelé et roulé souvent sur la tôle ondulée qui ne se passe bien que si on roule au moins à 16 km/h ce qui n'est facile ici.
La fixation de mes sacoches laissant un peu à désirer, j'ajoutai une vieille courroie de cale-pied en cuir qui rendis l'âme rapidement : la ficelle était mon dernier recours.
Décidément, c'était le jour des incidents, les premiers depuis le départ. Sur un passage très pierreux, je resentis un choc à l'arrière et aussitôt le frein frotta sur la roue.
Après examen de la roue, il s'agit d'un bord de jante tordu et pas d'un rayon donc pas de voile de la roue.
Un peu brut de décoffrage et peut-être un peu fatigué, j'essaye de rectifier la jante avec un caillou : ce n'est pas l'instrument adéquat. Le bon outil, je l'ai : c'est le marteau qui me sert à planter les piquets de ma tente et c'est un vrai marteau de 500 g.
je peux repartir avec quelques pauses pour converser avec d'abord avec Gabriela, une argentine très menue, lourdement chargée, dont les ressouces financières sont épuisées, il lui reste 4000 pesos soit 6,5 € pour les quatre prochains jours, mais qui a réservé les 40000 pesos pour passer en Argentine sur le lac O'Higgins.
Ensuite, c'est Eva et Claudia deux solides suisses et enfin Jo un américain.
Tout cela fait que parti à 8 h, j'entre à Cochrane vers 21 h 15  : heureusement, je fais pouvoir faire des étapes moins longues.
Si j'avais été moins tétu, il y avait aussi de nombreux endroits pour monter la tente et j'avais la nourriture nécessaire dans mon sac à provisions.
Au fait, les paysages sont toujours aussi jolis même si les côtes sont toujours aussi raides sur le sommets en particuler

    
les nuages créent des paysages intéressants
   
mon compagnon pour la pause déjeuner                                                                      un petit glacier
   
Gabriela qui en plus des énormes sacoches a son sac sur le dos                                                                                Eva et Claudia
   
un joli petit coin où je pouvais camper                                                                        couvert mais pas de pluie

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