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texte paru en octobre 2008 dans la revue Roue-Libre du cyclo-sport provençal
En guise d’épilogue N’oubliez pas le site officiel de l’expédition : www.parispekinavelo.com. La partie montagnarde au Kirghizistan et en Chine dans des paysages superbes n’est pas plus difficile qu’une traversée des grandes Alpes ou des Pyrénées. Je reste persuadé que beaucoup d’entre nous sont capables de soutenir ce rythme à condition de l’avoir dans la tête : la performance sportive n’est pas un exploit Les conditions météo ne nous pas été particulièrement défavorables :
Jean-François Dereugnaucourt, le chef de l’expédition, est d’ailleurs le premier à reconnaître que tout ne fût pas parfait Sur certains blogs, vous trouverez sans doute des opinions différentes, parfois injurieuses vis à vis de nos accompagnateurs : je ne partage pas du tout ces opinions et ces participants ne devraient pas oublier qu’ils n’auraient jamais effectué un tel voyage sans notre logistique. Tout le monde était d’ailleurs prévenu que ce n’était pas le « club-Med ». Je pense également qu’ un certains nombre de participants ressassaient pendant plusieurs jours ces points négatifs et oubliaient de profiter des images déconcertantes qui nous étaient offertes chaque jour. Il faut dire que j’étais parti avec deux principes en tête :
Je crois les avoir respectés durant tout le voyage. Sur ce point également, j’étais mentalement préparé pour accepter les contraintes comme l’attente au moment des regroupements ou des repas. Je crois avoir échangé avec une grande majorité de participants, mais il n’est pas possible d’avoir les mêmes relations avec tout le monde : le respect ( et pas la tolérance ) est nécessaire pour profiter au maximum de la diversité. Je rencontrerai toujours avec plaisir la très grande majorité des participants et je sais avoir trouvé quelques amis avec lesquels je suis prêt à pratiquer le cyclotourisme. J’ai aussi découvert que j’avais la capacité de m’isoler, soit physiquement en me laissant glisser , soit intellectuellement : cela m’évitait de dire trop de c…. , de bêtises voulais-je dire.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont initié et porté ce projet un peu fou : je ne citerai personne, car je ne les connais pas tous, mais je pense en particulier aux nombreux bénévoles qui ont travaillé avant le départ pour tout préparer, dans l’ombre, et pendant le voyage tout en restant en France. Cela m’a permis de découvrir quelques pays où je ne pensais pas mettre les roues : que de paysages mais aussi de rencontres ( malgré les barrières de la langue ) et de découvertes de modes de vie complètement différents des nôtres. La bicyclette est vraiment un moyen de locomotion qui facilite les contacts : expliquer dans un village du Kazakhstan, par exemple, que l’on vient de Paris et que l’on va à Pékin ( merci pour les brochures dans différentes langues fournies par l’organisation ) suscite le respect et l’intérêt. Pour conserver dans ma tête, tous ces instants magiques, il me reste heureusement mes 9000 photos rangées par ordre chronologique : leur classement sera l’occasion de refaire le voyage. Cette aventure m’a aussi donné envie de faire plus de voyages hors de notre hexagone. Toutes mes envies et mes idées ne se concrétiseront pas, mais j’espère en réaliser certaines, pas nécessairement dans un groupe organisé. A la lecture de ce qui précède, vous avez compris que pour moi Paris-Pékin ne sera jamais terminé et si vous avez l’occasion de vous associer à un projet un feu fou, n’hésitez pas : foncez et vous en ressortirez plus fort. |