18 mai 2010 : GUADIX-PUERTO de  la RAGUA-UGIJAR
« Elles sont nôtre pire ennemi », les voies rapides interdites aux vélos.
Hier, j’au du rusé, emprunté des chantiers et des chemins de terre pour faire les six kilomètres qui manquaient.
Et ce matin, au lieu de 15 kilomètres, il faut en faire 32 pour arriver à La Calahorra.




Mais, je ne regrette rien car cela me fait traverser des villages sympa avec toujours pour horizon la Sierra Nevada et ses sommets enneigés.
Le Puerto de la Ragua m’attend avec ses 2039 mètres mais pour le passer il me reste encore  800 mètres de dénivelé
en 14  kilomètres. La route, annoncée comme détériorée,  est très bonne et monte très régulièrement avec des vues magnifiques sur le plateau que je viens de quitter.


Ensuite, 25 kilomètres sans un coup de pédales en perdant 1500 mètres de dénivelé.
Ce soir, je m’arrête relativement tôt dans un gros village. Je suis surpris du nombre de magasins ( y compris un magasin de vêtements de mariés et de fêtes) et
en particulier de bars : je vais me renseigner sur le nombre d’habitants.





Météo : parfaite et avec toujours un peu d’air.

19 mai 2010 : UGIJAR-TREVELEZ-LANJARON
Pour parcourir les Alpujarras, il y a deux options : la route basse ou la haute et j’ai choisi la haute.
Je ne sais pas comment est la basse mais la haute est très intéressante : elle est à flanc de montagne avec  des vues splendides sur la vallée et une autre sierra.
De plus, elle passe par de nombreux petits villages accrochés au flanc de la montagne.
Bien sur, il faut passer de 500m à 1500 avec en plus quelques ondulations et finir par revenir à 600 : une journée parfaite pour le cyclotourisme.
A Trevelez, j’ai rencontré des collégiens de l’Ain en échange linguistique mais les progrès en espagnol ne sont pas garantis.
   

   

Toute cette région est connue pour ses jambons mais uniquement le séchage, car ils ne sont pas élevés ici. D’ailleurs,
des jambons sont en vente dans beaucoupde magasins, un peu comme des souvenirs mais un tel souvenir de 10kg
cela fait beaucoup sur le vélo.
 
Une autre particularité : chaque village possède un espace avec des « machines » pour faire du sport.


Lanjaron est une petite ville bien sympathique avec la particularité que dans de nombreuses rues, les habitants  les garnissent de fleurs. La « plaza Santa Ana »;
 en particulier est un vrai jardin et les habitants ont eu un remerciement officiel du maire avec une plaque. J’ai d’ailleurs assisté à une dispute entre voisines
car l’une reprochait à la seconde de ne pas mettre assez de fleurs.




Ce soir, j’ai pris l’apéritif avec un couple de français, rencontré dans les rues de Lanjaron.
Météo : toujours le soleil mais un peu plus chaud et je commence à faire la chasse à la canette.
 
20 mai : LANJARON-GRANADA
Une petite étape mais je dois réserver le plus tôt possible une place pour la visite de l’Alhambra.
Une douche rapide et en avant pour las caisses  mais cela serait trop simple : je ne peux pas réserver aux caisses car il faut le faire par internet ou téléphone.
Autre solution : venir le matin à 8 heures et faire la queue pour obtenir une place pour le jour même mais rien n’est garanti.
Je reviens à la première solution et trouve un téléphone public à 10 mètres des caisses ; la réservation faite pour le vendredi, je peux revenir la retirer
 immédiatement aux caisses.
Il me reste l’après-midi pour visiter la cathédrale et son quartier. Pour la cathédrale, on aime ou on n’aime pas mais il faut la voir.
Evidemment, Granada me change complètement des petites villes et villages visités jusqu’à maintenant : des « troupeaux » de touristes retraités
 (mais, au fait, que suis-je ?) derrière leur guide et je croise cent fois plus de français qu’en 15 jours.
Par contre, dès que l’on sort des circuits, on peut se balader tranquillement dans des rues très agréables avec de nombreuses petites places.




              

             



21 mai : GRANADA
Aujourd’hui, le gros morceau c’est l’Alhambra et quel morceau !
J’y passe  cinq heures mais on pourrait y rester des journées pour en apprécier tous les détails.
En soirée, une grande balade pour de nouveau voir quelques églises et monastères donc certains sont devenus des hôpitaux ou  des bâtiments universitaires.






     

Au retour, je croise un homme portant une roue de « bicis » et lui demande l’adresse d’un magasin de vélo.
Je suis tombé sur la bonne personne : il m’indique le meilleur magasin, parle parfaitement le français ayant été assistant de langue à Narbonne et il a le temps.
Je l’invite à prendre l’apéritif et nous restons deux heures ensemble.
En particulier, il m’indique le chemin pour le pico Veleta, dans la sierra Nevada.
 
22 mai : GRANADA-PICO VELETA-GRANADA
Une journée cyclo-montagnarde-touristique.
La route la plus haute d’Europe est trop tentante pour un cyclo qui aime la montagne.
Je vous livre les chiffres : on part de 670m pour arriver à 3392 en 50 km dont les 8 premiers sont en faux-plat montant et on passe par trois cols à plus de 2000.
Cruelle déception, j’ai du m’arrêter à 2806 mètres car la route était envahie de neige (j’avais déjà traversé à pied trois zones de neige) et 
en plus personne pour me prendre la photo. Il faut installer l’appareil sur un rocher au milieu de la neige, faire le cadrage, déclencher avec la retardateur 
et courir se mettre en place : j’en ai oublié de retirer ma casquette.





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