17 avril Braila-frontière Roumanie Moldavie- Albota de Jos

La nuit a été bonne, quoiqu'un peu troublé par les tousseurs plus que par les ronfleurs : je ne fais plus parti des tousseurs et mon rhume n'est qu'un mauvais souvenir.
Le petit  déjeuner, préparé en particulier par Jean-Claude, notre cuisinier est parfait : on attend avec impatience notre premier bivouac complet.
Nous traversons peu après le départ Galati, une ville industrielle avec une acièrie Mittal qui pollue la ville sous le vent et nous croisons des trains entiers de charbon qui viennent de la frontière danc de Moldavie ou d'Ukraine.
La frontière est vite atteinte et la sortie de Roumanie se fait assez rapidement.

Une heure pour rentrer en Moldavie mais tout se passe bien : il faut toujours donner des explications pour la camionnette contenant les médicaments mais la hantise est de devoir décharger les gros camions.
 
A la frontière                         Drapeau Moldave

 
On met la pagaille                                      Les douaniers se font volontiers photographier

Je suis tout de suite surpris par la Moldavie :
- nous sommes accueillis par de nombreux "bonjour" en français
- les gens sont mieux habillés qu'en Roumanie, en particulier les écoliers qui portent parfois la cravate
- les villages sont plus pimpants et les maisons plus colorées
-  chaque maison possède une immense treille .

 
Au travail                                        transport collectif
 
Toute la famille participe                   Beaucoup de signe religieux
Pendant la pause pique-nique, j'ai l'occasion de bavarder avec Véronique, une moldave parlant un excellent français. Elle nous explique que la situation n'est pas toujours facile, que les terres ont été rachetées par des grands groupes souvent occidentaux et que beaucoup de moldaves partent à l'étranger.

 
écolière moldave                                                Véronique

A la question de savoir si la Moldavie est "attirée" par la communauté européenne, elle me répond sans s'apesantir que son pays est dans la zone d'influence russe : je n'en saurai pas plus.
Une anecdote: je m'arrête pour photographier un groupe de petites filles et en revenant au vélo, je trouve un paysan  une bouteille à la main.
Il m'explique qu'il s'agit de son vin et qu'il me l'offre. Je suis un peu embarassé ce que je tente de lui expliquer : il ouvre ma sacoche d'autorité, renverse au passage l'équivalent d'un verre dans mes habits civils (ils sont dans des plastiques mais j'aurai quand même besoin de tout laver à Odessa).
Je suis donc obligé de repartir avec la bouteille.
 
Groupe d'écolières                    Le bus qui sert à tout


Le paysan qui m'a offert son vin

 
Le puits est encore en service                                            Notez la treille

Nous sommes maintenant dans un paysage beaucoup plus valonné et les côtes parfois sévères succèdent à des descentes rapides et il faut faire attention aux nombreux trous pour ne pas dire gouffres parfois.
Une voiture de police nous précède et voudrais nous voir rouler en peloton mais c'est impossible compte-tenu des côtes et des arrêts photos : alors de temps en temps, il y a un arrêt pour regrouper.
Heureusement la circulation n'est pas trop importante mais les véhicules sont très vieux en général : les voitures d'Europe de l'ouest  ont pratiquement disparues et les camions et les bus portent encore leur identification datant du temps de l'URSS.

Paysage Moldave

En fin d'après-midi, nous arrivons à Albota de Jos et c'est la grande surprise.
Il s'agit d'une commune composée de 3 villages avec 1200 habitants et il doit bien en avoir trois cent pour nous accueillir et les petites filles en costume traditionnel nous offre des fleurs et on offre le pain et le sel accompagné de vin du pays ( une petite piquette pas désagréable ).
L'accueil officiel n'est pas en reste avec le maire, le président du "rayon" ( une sorte de département me semble-t-il), l'ambassadeur de France et le ministre des sports moldave qui n'est autre qu'Andréi Tchmil, un ancien vainqueur de Paris-Roubaix : à cette occasion, notre DTN reçoit en avant-première le maillot des cyclistes moldaves aux JO.
 
Charmant accueil                               Petite danse


 
Andréi le ministre des sports                          Futur grand champion

 
Mignonnes et elles le savent            Les garçons sont plus nature

 
Bébé et sa maman                                            Henri le séducteur                

Nous avons droit à une série de danses folkloriques ou non ( sirtaki, tango,...) par des enfants ou des jeunes filles que nous devons quitter pour un buffet monstrueux en mairie : ce nest pas des petits fours avec légumes, galettes de pommes de terre, poissons frits, fromages, saucissons variés, oeufs garnis, toast à la sardine, fruits et pour arroser le tout la petite piquette. Nous avons du épuiser le budget représentation pour trois années.
L'interprète, qui travaille à l'alliance française, m'explique que c'est l'accueil moldave : ce pays mérite d'être connu et pas seulement par l'album de Tintin.
Il nous faut  remonter la côte pour aller au camp de jeunesse juste avant la nuit.
En fin de compte, nous devons installer les lits de camp dans des bâtiments assez vétustes et pour la douche aller à 100 mètres dans une chambre de ce qui semble être un hôtel, douche froide bien entendu.

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