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Nouvelles brèves par SMS Le récit du voyage au jour le jour
cette page sera mise à jour chaque fois que ce sera possible à partir du 13 mars
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Kazakhstan
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Première journée au Kazakhstan

1 juin : Taraz-frontière
Nous avons 25 kilomètres avant la frontière et nous en faisons 65, site à une mauvaise orientation de la police et la lourdeur d'un groupe à réagir : les râleurs ralent.
 
Un jeune travailleur                                     Attente à la douane

31 mai : Tisquloz-Taraz
On passe la journée entre 1000 et 1200 mètres dans un paysage agréable.

 
La directrice nous souhaite un bon voyage                                   A la sortie du village
 
Paysages
 
L'aigle, symbole du Kazakhstan : on y dépose des foulards

Taraz est une ville qui mériterait un peu de temps : de larges avenues et beaucoup d'arbres.
Dans ma recherche de Kaakhtélécom, je trouve la fête contre l'usage et des drogues et nous allons y revenir pour la réception.

 
deux vues de Taraz
 
300 mètres entre les deux photos : tout un monde
 
Instantanés

Avant le repas, nous retournons en car au lieu de pique-nique pour visiter un monument du 11ième siècle à la gloire des Roméo et Juliette locaux ( Aicha Bibi ).
Ce soir, nous sommes dans un hôtel d'état avec toujours des problèmes d'entretien mais avec une gardienne et une épicerie à chaque étage.



30 mai : Shymkent-Risqulov
Encore un changement brutal dès la sortie de la ville : nous rencontrons des côtes assez longues dans un paysage de prairies, de champs de luzerne, de vignes, d'arbres fruitiers avec dans le lointain des montagnes enneigées.

 
Camion poubelle à Symkent                       Lotissement kazakh
 
Machine pour couper la luzerne                                Le col du jour
 
Elles vendent du lait avec du mais tenu au frais dans les bassines et commerce de fruits
 
Les montagnes sont là                 Toujours des chevaux

On pourrait se croire en Savoie par exemple et les villages sont plus nombreux avec beaucoup de vendeurs de fruits ( pommes, abricots, cerises, framboises ).
En somme, une journée parfaite pour le cyclotourisme avec en prime le passage de ce qui doit être un col.
Nous pique-niquons à l'arrivée : aujoud'hui nous sommes accueillis dans une maison de repos pour personnes agées.
Le village se trouve près d'une petite rivière avec des coins superbes pour pique-niquer et je ne me sens pas dépaysé : quel changement en 48 heures !!

 
Petits coins tranquilles
 
Les efants sont en vacances : pêche et travail

29 mai : repos à Shymkent
Pour vous parler de Shymkent, il faudra que je revienne car je suis resté à l'hôtel ou dans un rayon de 200 mètres : il faut dire que j'ai réussi à attraper un rhume avec ces températures de 40°.
J'ai quand même pu constater que c'est une ville avec de larges avenues et très verdoyante.
En plein centre ville, on trouve des vendeurs de fruits, légumes et fleurs avec parfois très peu de choses à vendre.)
 
420000 habitants et la verdure                Vendeuse sur le trottoir
 
Pas grand chose à vendre !!!
A noter : une renault 19 de 1990 à vendre pour 2500 dollars ( le salaire d'un instituteur débutant est de 100 dollars mensuels), la plaquette de beurre Président de 250g venant de France à 440 tengués soit 2,5 euros et les pommes de la photo à 300 tengués ( 5cm de diamètre environ ).
 journée suivante  
28 mai : Tortkol-Shymkent
Une étape courte sur des routes qui deviennent plus valonnées et aussi plus fréquentées : nous sommes sortis de la steppe et les cultures sont bien présentes.

 
Seule pour travailler ce grand champ à la main               Guinguette en bord de route
 
Les mamies sont toujours au travail

Nous faisons un arrêt à Temirlan où se trouve un musée en l'honneur d'un célèbre lutteur Kazakh mort en 1948 : n'oublions pas que la lutte est le sport national au Kazakhstan.


Les montagnes apparaissent à l'horizon

La rentrée dans la ville est toujours un choc : la différence avec les campagnes est trop grande.
Une information d'Andréi : l'âge de la retraite est de 60 ans pour les femmes et 65 pour les hommes et l'espérance de vie est de 55 ans !!!
journée suivante
27 mai : Türkistan-Tortkol
Une petite étape rapidement expédiée et à 11h 30 nous sommes rendus.
Le paysage a complètement changé : nous avons souvent des arbres le long de la route, tout est vert et les cultures réapparaissent progressivement.
Nous nous arrêtons (du moins deux groupes) dans un café-restaurant qui a du être une espèce de palais. Tout est en bois et les poteaux sont sculptés mais une sérieuse rénovtion s'impose malgré que la construction date de 15 ans.

 
Hommage aux caravanes :                              Vue générale du palais
nous sommes sur la route de la soie                                                                
 
Colonnade en bois                            La table traditionnelle : pas de chaises
 
Scènes de la campagne Kazakh

L'organisation est assez compliquée : les vélos sont stockés près du restaurant où nous mangeons le soir, nous dormons dans un gymnase à 900 mètres et  les douches ne sont pas très loin du restaurant et bien sur il fait toujours aussi chaud.
A noter, les douches sont alimentées par une source naturelle d'eau chaude.
 
Les cyclos-coeurs : Michel, Odile et Gérard                                        Les cyclos s'amusent
 
Installation                                               L'heure de la sieste
 
Travaux au jardin                                Drôle de tracteur
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26 mai :  Shalkya-Türkistan
Les hirondelles ont dormi dans la même chambre que moi et j'ai pu assister au lever du soleil sur la steppe.
 
Les hirondelles étaient là avant nous                 La petite fille de la cuisinière dort dehors
Une longue étape nous attend (135 km) et nous démarrons par la piste d'hier.Sans le vent et  avec la fraicheur des cyclos et de l'air, cela passe très bien : on s'amuse et je prends un raccourci dans le village.
 
Nous reprenons la piste                                    Les enfants sont amusés par le peloton
 
Regroupement à la route                                       Alignement de poteaux
 
Contraste ; yourte et maison moderne                                          La borne 2000
Une explication pour la borne : depuis Toretam, nous suivons la même route (M32) et 2000 est la distance depuis la frontière avec la Russie. Nous avons donc fait 754 kilomètres sur cette route et il nous en reste 266 pour arriver à Shymkent.
Dès 10 heures, comme d'habitude le vent se lève et bien sur défavorable. Il faut songer à se protéger et les retours après les photos ou le départ tardif  demandent un peu d'énergie.

 
La petite tache vert-foncé est un bouquet d'arbres et il y a pourtant des troupeaux

Un groupe s'arrête dans un petit café et le patron  offrira, outre le pain et le sel, deux chapeaux kazakhs : décidément, l'accueil au Kazakhstan reste très cordial.

 
On nous offre le pain et le sel                           Jean-Pierre et Joel avec leurs chapeaux
 
Le traditionnel lave-mains                                Françoise

La région que nous traversons est toujours aussi sèche sauf les 20 derniers kilomètres où cela redevient vert.
Turkistan semble une ville en extension avec de nombreuses maisons neuves et une circulation automobile plus importante.
Ce soir, nous sommes dans deux hôtels et dans le mien, on a rajouté deux lits par chambre : Christian décide d'aller dormir sur le palier et nous transportons son lit.
Nous avons le temps de faire une visite rapide à un mausolé datant de 1397 et dans lequel est enterré un prophète  il parait que la ville veut concurrencer  La Mecque.

 
Deux vues du mausolée

Le repas est bon mais je regrette la soupe que nous avons toujours quend on mange dans les villages ou les camps de jeunesse.
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25 mai : Shieyelli-Jangargorghan  ou plutôt Shalkya
L' étape est courte ( 78 km ) donc nous avons décidé de faire le pique-nique à l'arrivée.

 
Henri, comme chaque matin, nous encourage                           Petite promenade matinale
 
Sortie du village                           Pêcheur à la ligne
 
Christiphe souriante et raleuse                              Martine et Patrick
 
Michel et Pierre-Marie                     XuDong et Linzhao
Pas de problème, la route est belle, le vent plutôt favorable et nous atteignons Jangargorghan rapidement et là les choses se compliquent.

 
Un "cow-boy" rassemble son troupeau                      Naissance annoncée
 
On fabrique les briques et on les fait sécher près de la route
 
Le tuyau fait environ 5 mètres de long                   Les yourtes apparaissent
Il faut sortir de la route principale pour prendre d'abord une route avec fort vent de face, puis une piste très cassante que nous abandonnons pour une piste parallèle beaucoup plus roulante pour arriver à un centre de jeunesse, sorte de centre aéré perdu au milieu de nulle part.

 
Nous préférons la piste                             Les normes de sécurité sont-elles respectées
  
Les filles et les garçons reviennent de l'école 

Nous aurons encore un toit et des douches (froides), le tout dans un cadre
champêtre avec des arbres et donc une après-midi de repos malheureusement loin de tout.

 
La soupe a cuit ici                                          Les samovar pour l'eau du thé

A noter que la steppe est redevenue plus séche avec des herbes plus petites.
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24 mai : Kizil Orda-Shieyelli
Les conditions sont favorables et nous progressons rapidement. Nous arrivons donc tôt (malgré les 135 km) dans un camp de jeunesse où nous allons coucher dans un dortoir avec des lits serrés (30 cm d'écart) mais après avoir pris une douche.
 
Michel et Michel au départ                        On construit en terre au Kazakhstan
 
Prêt pour affronter le soleil                     Vont-ils à l'école ces enfants ?
 
Monuments funéraires pour personnalités importantes perdues dans la steppe
 
En bordure d'un village
 
Buvette annoncée : notez le "open"                     Arrêt de bus et les bêtes sont à l'ombre
 
Jean-Marie, Danièle, Michel, Jacques et Françoise                          Propagande avec tour eiffel
 
Dortoir                                              Il y a même une piscine 
Nous aurons droit au petit intermède musical après le souper mais assez quelconque ce soir.
Sinon, nous traversons toujours une région plate mais avec de l'eau qui permet une végétation buissonnante avec des troupeaux.
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23 mai : repos à Kizil Orda
Les journées de repos sont généralement bien occupées et cela commence souvent la veille ( voir 22 mai ).
A mon réveil, je mets à jour mon site en préparant les photos et en les incluant dans mes pages.
Le petit déjeuner est un peu plus tardif que les autres jours et très copieux.
La visite en car prévue étant annulée, je peux faire un grand nettoyage du vélo : depuis les bains de boue, je n'ai  fait que la chaîne et le dérailleur. La brosse achetée la veille est d'un grand secours car même sèche cette  boue, devenue très dure, ne s'enlève pas facilement et heureusement nous avons de l'eau.
Après le repas, je retourne au cybercafé mais le patron n'étant pas là, je n'ai pas la connexion directe et de toute façon tout le monde est bloqué.
Je pars donc me promener en ville où je fais quelques achats, en particulier dans une espèce de marché, plutôt un souk avec beaucoup de vêtements, de chaussure, de vaisselle, de CD ( je trouve de la musique kazakhe ), etc....

 
Vues de Kizil Orda

 
La chasse aux mégots                                                 Statue a la gloire des kazakhs

J'avis confié mon appareil à un gamin et j'ai pu expliquer Paris-Pékin

je reviens vers 17 heures car Claude, notre mécanicien, veut changer ma chaine ( 8000 kilomètres environ).
Ensuite, je vais à un petit concert en deux parties : de la musique et des danses traditionnelles puis un petit récital de piano par Andréi, notre interprète.
Les deux groupes de danseuses sont magnifiques : des costumes somptueux, une gestuelle parfaite et elles sont très jolies.
Andréi nous régale au piano par des morceaux de musique classique connus : décidément il est doué pour tout. Il a une bourse pour venir en France et je l'ai invité à Aix.
Après le repas, une dernière visite au cybercafé pour passer les derniers fichiers et mails : ça marche mais pas vite et pas assez pour charger les photos de Louis, mon petit-fils né le 20.
Il faut encore ranger le linge, sortir les chemises blanches pour le soleil du gros sac que je prends seulement les jours de repos.
Ensuite au dodo car il faut se lever à 6 heures pour le départ à 7.
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22 mai : Jalagash-Kizil Orda
Aujourd'hui, nous partons encore de bonne heure et nous revenons aux groupes.

 
Le village, côté sombra et côté sol
 
Une rue tranquille au lever du soleil           Le train, le cimetière et les chèvres à la sortie du village

Nous traversons une steppe formée de buissons et nous avons encore des rizières.

 
La steppe change et les rizières sont en eau

Après le pique-nique, pris à l'entrée d'un village, les verts et les bleus partent le visiter contre l'avis du policier qui veut nous envoyer sur la route. Une voiture viendra nous rechercher pour nous remettre dans le droit chemin.

 
Au milieu de la rue principale.....                                  Le supermarché local

 
Palissade de bric et de broc typique                          Les tapis prennent l'air........
  
Une des belles maisons du village              Remarquez la marmotte sur l'abri bus

Nous arrivons à Kizil Orda, qui fut un temps la capitale du Kazakstan à 14 heures, ce qui nous laisse le temps de vaquer aux occupations d'un jour de repos : faire la lessive ou donner son linge à laver, entretenir le vélo, se faire couper les cheveux, trouver un cybercafé, dormir, faire quelques courses, etc... et le tourisme sera pour demain avec des activités prévues comme une visite de la ville ou d'un musée, la piscine ou tout simplement une balade dans la ville.
Par chance dans le cybercafé, je peux me connecter avec mon ordinateur mais avec une liaison téléphonique à 48 kilos : il me faut deux heures pour passer les 100 fichiers.

 
La coiffeuse est sur le palier                               Grand nettoyage de printemps
Bonne nouvelle : la reprise des sms est pour le 25 mai.

Super bonne nouvelle : mon petit-fils Louis est né le 20 mai : il pèse 4,130 kg, mesur 52 cm, tout s'est bien passé et sa maman Marianne se porte bien. Félicitations à ma fille et à Marc.


Louis le premier jour
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21 mai :  Josali-Jalaghash
Encore une étape courte et après négociations avec la police, nous pouvons partir à 7 heures : cela devrait nous permettre d'arriver pas trop tard et d'éviter les heures les plus chaudes.

 
Pour partir, il faut retraverser le dépôt de ferraille

Sinon, c'est toujours la steppe avec parfois un peu d'eau et nous voyons aussi quelques rizières.

 
A cheval ou à dos d'âne, on se déplace dans la steppe

 
Un joli petit poulain comme on en voit beaucoup                 Les chèvres se mettent à l'ombre

 
Chèvres à la plage                                         Le mécanicien du village

Toujours de sproblèmes intestinaux pour certains et fait toujours aussi chaud.
Ce soir nous dormons dans un gymnase mais avec douches et de l'eau.


Installation pour la nuit

Et comme souvent au Kazakstan, nous avons droit à un petit spectacle de danse, de musique et de chansons.
 
Une banderole spéciale pour nous                                    Danse kazakhe

 
Ce sont les femmes qui jouent de la musique en général


Première leçon 
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20 mai : Toretam- Josali
Tout de suite, on comprend que la journée sera chaude et le vent défavorable.

 
Les cuisinières nous saluent                L'école qui noua accueilli

 
Toujours bien habillés les petits élèves                    Il se promène dans le village

Nous roulons toujours dans la steppe mais elle devient plus aride et la végétation est plus clairsemée.
Nous pique-niquons dans un sanctuaire-musée consacré à un  musicien kazakh mais les explications ne sont faciles à obtenir: je ferai quelques recherches à mon retour.
Il fait plus de 40° et cette étape courte va marquer les organismes de certains : le changement est très brutal et il faudra sans plusieurs jours pour s'habituer.

 
La nouvelle steppe est arrivée


J'ai mis les protections solaires

On note un certain nombre de diarrhées et de vomissements mais j'ai la chance d'échapper pour le moment à ces désagréments et je conserve un solide appétit en mangeant tout ce que l'on me présente.
A propos je sais où les bus français prennent leur retraite : depuis ce matin , nous avons vu une vingtaine de bus portant toujours le nom de compagnies françaises comme Sumian.
Ce soir on loge dans une école technique mais pour y entrer il faut passer par un dépôt de ferraille.
Nous avons drroit aux bains russes et les wc toujours collectifs ont été repeints même s'ils se trouvent à 300 mètres du gymnase.
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19 mai : Toretam

La nuit dans le train s'est bien passé : nous débarquons les vélos dans un temps record mais nous sommes immédiatement surpris par le changement de température : nous sommes entrés dans une nouvelle partie du Kazakhstan et normalement nous devons oublier la pluie pour quelque temps. Par contre, la chaleur devrait commencer.
 
Gare de Toretam                                Nous n'allons pas en chine, nous sommes dans l'Aisne

 
Maison en terre en construction                       Propagande avec présidents

Nous sommes emmenés  à l'école après un petit détour semble-t-il car nous tournons quatre fois à gauche. Il s'agit d'une école construite en briques ce qui tranche avec les petites maisons du quartier qui ressemble à tous les autres : les maisons sont entourés de barrières de fortune avec toutes sortes de matériaux de récupération, des animaux se promènent, les rues sont  en terre.

 
Nous arrivons au village de notre école                 Que des femmes : remarquez la fusée sur le portail

 
Toujours un mot de bienvenue souvent en anglais       Je voulais les quatre petites filles seulement......

A l'école , nos douches sont en construction et nous pourront en disposer en fin d'après-midi.

 
Les douches sont en construction et en remplissage

Avant le repas, je rencontre avec deux compagnons de route une classe d'enfants de 13-14 ans. Nous présentons nos différentes écoles et nous répondons aux questions des enfants sur notre voyage ou sur la France et cela se termine par la traditionnelle séance d'autographes, beaucoup directement sur les bras.

 
Les élèves sont attentifs                            Gil, Jean-Marie et Andréi notre interprète


Avec des enseignents et des élèves

L'après-midi, nous allons à Baykonour, l'enclave russe de la base de lancement des fusées : la vie ne doit pas être drôle tous les jours.
Nous ne pouvons voir que le musée qui présente toute la conquête russe de l'espace avec de nombreuses maquettes et des souvenirs de tous les savants et cosmonautes ayant participé à l'aventure.
Nous sommes un peu arnaqués sur les prix : 1300 tengués et 2200 tengués pour ceux qui ont pris des photos ce qui n'était pas annoncé avant.
Le soir après le souper, nous avons droit à un spectacle de qualité offert  par les élèves : deux ou trois chanteuses ont des voix exceptionnelles
.
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18 mai : Quandiagash
Dans notre camp retranché, nous préparons notre départ en train cet après-midi ( 18h 17 local ). Nous allons devoir charger les 100 vélos et en 15 minutes parait-i l !! J'attends avec impatience le résultat.
Nous avons encore droit à un concert en plein air pertubé par une légère pluie mais cela n'entame pas l'enthousiasme des participants.

 
Le public stoique sous la pluie                                     Combien de policiers sur la photo?

 
Raymond en tenue de gala                              Une élégante nettoie ses chaussures

 
Musiciennes typiques

 
Michel a fait une conquête                                Un petit Louis kazakh avec son grand-père

Sur la route de la gare, je compte une cinquante de policiers et d'autres sont à la gare :on a donc mobilisé une grande partie des 80 policiers de cette ville de 40000 habitants.
On peut se balader dans la gare en attendant notre train et on en profite pour roder l'organisation.

 
Dernier ciel chargé ???                            Petit boutique sur les quais

On apprend que le fourgon réservé pour nos vélos s'arrêtera hors du quai comme les premiers wagons ce qui donne une hauteur de 1,3 m environ.
Nous disposons de 15 minutes et nous allons tenir le temps, malgré la nécessité d'empiler les vélos sur deux hauteurs.
Sinon, les couchettes resemblent à celles de la sncf sauf que nous sommes quatre par compartiment et que nous disposons d'un matelas en plus des draps et de la couverture.
Notre voyage va durer 14 heures pour parcourir les 680 kilomètres car il s'agit d'une voie unique et il y a de nombreux arrêts.

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17 mai : Shubarqudiq-Quandiagash
Il a plu toute la nuit mais cela s'arrête avant notre départ et le soleil apparait bientôt.
Jean-François nous explique notre transit en train et c'est comme d'habitude un excellent moment. Tout est dit avec verve et humour et les réponses aux questions, surtout les inutiles, sont de vrais moments de détente : quel talent et je lui conseille de préparer un "one man show" sur le Paris-Pékin à son retour.
Petite étape avec toujours quelques parties de route très abimé ou en réfection complète.
Sinon toujours la steppe mais avec un peu plus de végétation et des haies d'arbres plantés mais qui ont du mal à survivre.

 
Famille et bibemdum Kazakhs

Premier arrêt pour une réception en pleine nature avec la plus haute autorité de la région, le maire de la ville où nous serons ce soir et bien l'offre du pain et de yaourt liquide.
Sur la route, nous rencontrons aussi par deux fois des écoliers qui sont venus à notre rencontre.
Nous arrivons au terme de l'étape et sur environ 800 mètres, nous avons une double haie d'honneur formée par des écoliers et dans la cour de l'école n° 3, où nous allons coucher, c'est une cohue indescriptible.
 
Nous bloquons le bus et ses passagers nous font la fête!!!                         accueil en rase campagne
 
On nous offre le yaourt                                     Les écoliers sont sur la route
 
Les enfants sont toujours mignons
 
Enfants des rues et écolières en uniforme

Un service d'ordre impressionnant est en place pour éloigner les enfants : je le franchirai plusieurs fois pour aller signer des autographes, faire des photos et  je l'avoue marquer ma réprobation  à l'égard de cet encadrement un peu trop pressant.
Un peu plus tard nous apprendrons que nous sommes cloitrés dans l'établissement jusqu'à demain 15 heures et notre départ pour la gare.
Des cars emmènent les volontaires aux bains russes mais toujours sous bonne escorte et l'établissement nous est réservé.
Ce souci de sécurité ( ou d'autre chose? ) dans les villages devient parfois très pesant alors que sur la route, ils nous laissent rouler à peu près tranquillement.
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16  mai : Bayganin-Shubarqudiq
A 5 heures, je me rends aux toilettes à l'extérieur comme d'habitude et je suis surpris par les haut-parleurs de la mosquée voisine : nous sommes bien en pays musulman même si très peu de femmes sont voilées.
Au déjeuner, je discute avec Andréi et recueille mes premières informations économiques. Un instituteur gagne au maximum l'équivalent de 150 euros soit 25500 tengués, l'essence est à 100 tengués, une plaque de chocolat de 100 g est à 150 tengués.
Andréi pense que l'enseignement public n'est pas assez pris en considération et il existe aussi des écoles payantes qui peuvent être très chères.
Les politiques qi nous accueillent nous parlent beaucoup du pétrole, citent volontiers Elf mais l'argent doit être mal réparti.
Le souper, le petit déjeuner et le pique-nique sont facturés 2500 tengués par personne.
Pour la route, nous avons 30 kilomètres de route à trous mais sous un soleil agréable et peu de boue.
Nous prenons notre pique nique près d'une ferme perdu dans l'immensité de la steppe : la famille installée là vit de l'élevage et fabrique des fromages de chèvre.

   
Cow-boy Kazakh                                     Christian, cyclo auvergnat sur la piste
 
Les jambes de Geneviève ne craignent pas la piste                                Un passage délicat
 
Les fromages de chèvre sèchent au soleil          Toute la famille travaille au dépeçage d'une chèvre

A cinq kilomètres du village qui va nous nous accueillir, nous recevons un accueil très sympathique.

 
Un beau comité d'accueil et François en profite

 
Rémy bien entouré                            Toujours beaucoup d'enfants

Nous logeons dans un batiment dont je ne connais pas exactement l'usage : école avec internat ?
On nous emmène par petits groupas aux bains russes du village voisin : l'occasion de faire l'essai d'un vieux bus Kazakh et d'apprécier les trous sur quatre roues.
Pour le diner, nous allons au restaurant en minibus : le repas est l'équvalent de celui d'hier en plus raffiné accompagné de chansons qui se termine en dansant.
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15 mai : village inconnu-Bayganin
Nous devons rattraper les kilomètres non faits hier donc le départ est avancé et il faut tout ranger dans les camions : heureusement le soleil est revenu mais la boue est toujours là.

 
Les toilettes sont au fond                            Il faut recharger 115 matelas, 115 duvets
                                                               115 tabourets et le matériel de cuisine
 
On prépare les vélos et on prend la route (sic)

 
Il faut aller à l'école que nous venons de quitter


Théoriquement, nous avons 40 kilomètres de mauvais et ensuite une route acceptable. C'est exact pour les premiers kilomètres mais ensuite c'est une alternance de zones roulantes et de zones à trous monstrueux pleins d'eau : on dirait un champ de mines.

 
La piste est bonne ici et moins bonne ailleurs

 
Toujours des trous                         Le camion frigo est en mauvaise posture


Sinon, c'était toujours le paysage reposant de la steppe sans jamais traverser de village et nous en contournons un seul dans la journée.
Des écoliers sont venus sur la route avec des petits drapeaux français et on nous offre du yaourt liquide de lait de chamelle.


  
Les drapeaux français sont à l'honneur                                  Distribution de yaourt

Ce soir, nous dormons dans deux salles donc de la place, pas de douches mais des lavabos à l'extérieur pour la toilette et de l'eau.
Il ne s'agit pas de l'eau courante : on remplit au seau un réservoir et on recueille dans un autre seau les eaux usées et il faut réapprovisionner et vider continuellement.
Nous prenons notre premier repas kazakhstanais : des crudités, une soupe genre carbure, du mouton avec du riz, des pommes de terre avec des abats, des fruits, du lait fermenté, du lait caillé , des gateaux, des bonbons et du thé au lait. C'est copieux et un peu gras, mais excellent !!
Nous teminons la soirée avec un spectacle musical avec danses et champs de bonne qualité.

 
La seule pub du village                        Les musiciens se préparent
Bien sur dans tous nos déplacements à pied nous sommes accompagnés pas de nombreux policiers qui resteront debout toute la nuit.
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14 mai : Makkat- village inconnu
Il a plu toute la nuit et à  6h30 il pleut toujours : en plus, ce soir nous devons bivouaquer en pleine nature.
A 8h, nous partons et heureusement la pluie a cessé.

 
Une joyeuse journée s'annonce
 
Petit immeuble et grandes paraboles                                     La mosquée du vilage

Les 2O premiers kilomètres sont absolument dantesques : boue, trous pleins d'eau dont on ne connait pas la profondeur, pierres.
Je suis même obligé de marcher sur 500 mètres  et certains beaucoup plus.
Les vélos sont surchargés de boue et  les jambes également : heureusement je roule avec les nu-pieds sans chausssette et il y aura moins à nettoyer.
Plusieurs chutes dans les 10 cm de boue mais toutes sans gravité : juste un peu plus de nettoyage le soir.

 
Je n'ai pourtant pas fait de ciment               Toutes les protections sont bonnes à prendre

 
La piste dans les parties roulantes                  12% au Kazakstan : je deviens bon grimpeur

Les gros camions nous dépassent seulement à midi et nous apprenons que les petits se sont embourbés : ils nous dépasseront à 17 heures.
Nous retrouvons un tronçon du même type que le matin, interdit à la circulation  : nous passons quand même et un peu plus loin, nous retrouvons nos deux camions embourbés sur la piste parallèle. Ils seront sortis par un gros camion, genre GMC.

 
Toujours la boue                                    Notre camion en mauvaise posture

 
Vélos dans la steppe                                   Paysage typique

 
Toujours la piste                                             L'orage n'est pas loin mais nous l'éviterons

Nous ne savons toujours pas où nous allons coucher, l'orage gronde et nous arriverons à la nuit pour monter le bivouac mais une bonne nouvelle arrive : l'étape sera écourtée et Henri nous a trouvé un hébergement dans un village avec l'aide d'Andrei, notre Kazakhstanais de 22 ans qui parle le Kazakh, le français, le russe, le Kirghiz et le chinois et qui veut devenir diplomate : il faut savoir qu'il ne peut pas être élu n'étant pas d'origine khazakh.
Il faut traverser tout le village ce qui nous donne l'occasion d'un nouveau bain de boue car comme dans tous les villages, les rues ne sont pas revêtues.
Nous nous installons dans un petit gymnase qui nous sert de dortoir et de réfectoire : on replie donc les tables pour la nuit et tout l'espace est utilisé.
Pas de douche,pas de lavabos et les wc sont à 200 mètres au milieu de la boue et la pluie rombe à nouveau.

 
Dans les rues du village : la parabole est là et la voirie absente
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13 mai : Atiraw-Makkat
Le Kazakhstan c'est le soleil, la poussière et les trous dans la route.
Aujourd'hui nous avons eu la pluie, la boue et une route lisse sauf les trente derniers kilomètres.
Bien sur nous roulons toujours dans la steppe de plus en plus plate mais aujourd'hui nous croisons peu de troupeaux.
Je reviens sur les trente derniers kilomètres.
D'abord la route est ondulée mais dans le sens de la largeur, puis les trous apparaissent de plus nombreux et de plus en plus profonds.
Pour finir, tout est recouvert d'une couche de boue et cela va durer jusqu'au centre de la petite ville.
Les habitants se débrouillent très bien pour ne pas salir et on voit même des élégantes avec des talons aiguilles.
Nous avons droit à un accueil traditionnel avec la pain et des beignets présentés par des jeunes filles, et les enfants agitent des drapeaux.
Il faut bien sur nettoyer les vélos, en particulier la chaîne et le dérailleur recouverts d'un bon centimètre de boue.
Nous le faisons dans les flaques d'eau en attendant la mise en route du karcher.
Les vélos sont rangés dans un ancien supermarché et nous dormons sur les lits de camp dans la salle du restaurant.

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12 mai : Aqqistaw-Atiraw
Il nous faut partir rapidement car les gamins commencent à arriver pour l'école : un policier vient m'interrompre dans ma "corvée" de nettoyage du gymnase.
Ces gamins arrivent à l'école parfaitement habillé avec parfois une cravate pour les garçons.Ils ont de vieilles chaussures pour marcher dans la boue mais des chaussure ou des pantoufles propres à la main.
 
Au centre de la patite ville

 
Les enfants attendent ou vont à l'école
L'étape est petite, pratiquement pas de vent, un ciel couvert mais pas de pluie et nous progressons rapidement sur des roues ultra plates.
Nous voyons toujours de nombreux troupeaux et un paysage qui change peu : un train parfois vient  rompre la monotonie car la voie ferrée est souvent parallèle à la route mais à 500 mètres.

Train dans la steppe

Nous arrivons dans la zone pétrolifère qui entoure la ville et fait sa prospérité : des batiments flambants neufs avec de larges avenues mais on pourrait se croire dans n'importe quelle grande ville nouvelle : nous avons franchi en une journée plusieurs siècles.

 
Vues de   Atraw : comparez avec le matin
 

Nous arrivons à l'hôtel en franchissant le pont qui enjambe l'Oural et marque le passage géographique d'Europe en Asie.
Au lieu d'un hôtel, nous avons deux, mais de grande classe, et je retourne dormir en Europe..
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11 mai :
Ganyushkino-Aqqistaw
Le réveil est difficile pour certains mais un chili con carne-pâtes nous remet tous sur pieds.
Nous constatons que nous avons dormi dans une petite d'un autre âge et c'est reparti avec la pluie qui revient et toujours le vent contraire : les pessimmistes parient pour une arrivée vers minuit.
Nous sommes toujours accompagné par la police qui essaye de nous regrouper comme les chiens de berger d'un troupeau : cela n'empêche pas certains (dont je suis) de s'arrêter pour prendre des photos et de subir quelques coups de klaxon et d'entendre des "GO-GO".
Heureusement, la pluie s'arrête et le vent change de direction.
 
Nous sommes toujours entourés d'eau mais cela change assez rpidement.
Nous sommes dans la steppe, un paysage non travaillé par l'homme, somme toute assez reposant.
Nous commençons à voir des troupeaux importants de vaches, chevaux et dromadaires.
 

 

 
Voir un troupeau de chevaux galoper à 100 mètres de la route en traversant à la nage les nappes d'eau profonde puis traverser la route 50 mètres devant le peloton est un spectacle inoubliable mais il parfois difficile de prendre des photos, surtout avec la cape.


Les chevaux traversent la route

Le troupeau galope dans la steppe

Je sui aussi frappé par le nombre de cimetières musulmans en plein champ sans que nous apercevions la moindre maison.
Nous arrivons vers 20 heures dans une petite ville où toutes les routes sont en terre. De nombreux gamins sont présents mais de nombreux policiers les empêchent d'approcher.

 
Vue du village                                               Les enfants adorent être photographiés
 
Un joli sourire                                 Herminia, l'infirmière est bien encadré

Nous avons la surprise de constater que le plan hôtel s'est transformé en une école sans douches, avec trois lavabos mais pas d'eau et les latrines habituelles.
Un peu de grogne chez certains participants, tjous les mêmes d'ailleurs et quelques échanges vifs dus à la fatigue sans doute mais le repas pris à 800 mètres et la certitude d'avoir un bon hôtel le lendemain appaisent les esprits.

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10 mai frontière-Ganyushkino
Nous arrivons à la frontière vers 14 heures et nous commençons à manger car il faut toujours attendre : nos camions poireautent depuis 11 heures et il a fallu téléphoner plusieurs fois à l'autorité supérieure et la recommandation du gouverneur s'est sans doute perdue( voir le dernier jour de la russie). Nous sortons de Russie par paquets de 10 et nous dirigeons immédiatement vers l'autre frontière à 10 kilomètres par paquets de 10.
Je passe avec l'avant-dernier groupe et je constate en arrivant que le premier groupe n'est toujours pas passé au Kazakhstan.
Après avoir montré 6 fois notre passeport , rempli deux papiers, reçu et rendu dix kilomètres plus loin une contre-marque, nous voilà au Kazakstan.
Si la pluie s'arrête, le vent ne faiblit pas et nous terminons l'étape vers 23 heures (donc minuit heure locale) en même temps que nos camions.
Le plan restaurant est tombé à l'eau et notre cuisinier avec l'aide de certains, prépare un repas frois tandis que les autre transforment le gymnase de l'école en dortoir.
Bien sur pas de douches, seulement quelques lavabos et les toilettes sont au fond du terrain de sport : trois petites baraques en briques avec un plancher et trois trous.
Nos allons vite au lit car demain l'étape est longue (167 km annoncés).
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