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Un grand bravo à la Log !!!!

12 SEPTEMBRE France

ILS ONT REUSSI…

Réveil 6heures, petit déjeuner 6h30, départ 7heures. Tels des robots, notre escouade au grand complet a pris la route, ce matin, pour effectuer les 200km qui les séparaient de leur point de départ, 6 mois auparavant.

La boucle est bouclée, et c'est avec une satisfaction contenue qu'ils ont parqué les véhicules près des hangars de St Loup dans l'Allier que vous connaissez bien. Et oui c'est là que toute l'aventure avait commencé en prenant possession de vos vélos.

Nous leur souhaitons une bonne arrivée, et après un peu de repos, vous aurez plaisir à les retrouver le 17 octobre prochain à St Loup…

Quant à Jean, son transfert sur la France s'est déroulé dans d'excellentes conditions. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

11 SEPTEMBRE Italie/France

J-1 LA QUILLE

Après un repas pantagruélique à l'italienne, et une nuit apaisante, notre équipe a repris la route ce matin. Le parcours qu'ils ont décidé d'effectuer Vérone, Milan, Aoste, était dans un but bien précis s'approcher d'Annecy. Pourquoi, pour que Colette, la charmante épouse d'Henry puisse récupérer sa valise. Sous un soleil chaud et radieux les kilomètres ont été avalés assez facilement puisqu'il n'y avait que de l'autoroute. Toutefois, en s'approchant de grande ville, la tranquillité vécue sur les routes du Kazakhstan n'était plus qu'un très lointain souvenir. Il faut se rendre à l'évidence, et replonger dans le travers de la civilisation moderne. Mais comme la patience est toujours récompensée, notre logistique a atteint son objectif rouler enfin sur le sol français, après l'avoir quitté presque 6 mois auparavant. Ce soir étape à Bourg-en-Bresse.

10 septembre Autriche/Italie

Les nuits sont faites pour rêver et pour reposer son corps et son esprit. Notre logistique l'avait bien compris et c'est en forme olympique qu'ils ont repris leur route. Comme il y a beaucoup d'autoroute, les 7 véhicules tracent sans trop regarder les paysages. Le GPS installé sur le véhicule de Jean-François s'est remis à fonctionner. Il a donc repris son rôle de leader et s'est installé en tête du convoi. Les deux poids lourds sont équipés d'un système de vignette un peu spécial, petit boîtier rechargeable, comme des cartes téléphoniques ou des cartes Navigo pour les transports parisiens. Si bien qu'à 20 km de la frontière italienne, si près du but, le boîtier de Claude s'est mis à sonner. Aussitôt la police l'a intercepté (ce qui prouve une observation à distance..) en lui demandant de s'acquitter du montant du rechargement du système de vignette. Il n'a pas été possible de négocier même si près de la frontière italienne. Tout le convoi s'est remis en route et c'est désormais un paysage, haut en couleurs, qui fleure bon les odeurs de pizza, de basilic, de gorgonzola… qui les accueille. Ils ont prévu leur arrêt pour la nuit seulement à 50 km de Vérone. Dommage qu'ils n'aient pas poussé un peu plus en avant, Roméo et Juliette les attendaient, ce sera pour une prochaine fois.

9 septembre Slovaquie/Autriche

Après les péripéties pour franchir les différentes frontières, toute notre caravane, au grand complet, s'est mise en route de bonne heure et de bonne humeur pour traverser la Slovaquie en direction de l'Autriche. Aucun problème a souligné, pendant la traversée de la Slovaquie, sauf les contrôles par la police en voyant notre cordon de véhicules. Si bien qu'en fin de journée ils ont du stopper leur progression. En effet un policier a constaté qu'ils n'étaient pas en possession de la vignette auto qui leur permettait de circuler dans le pays. L'omission d'achat était involontaire surtout après être restés statiques à la frontière pendant 27 heures. Bilan : une amende a payé 10 fois supérieure au tarif initial. Jean-François, en bon négociateur, parlemente avec le policier pour faire baisser le montant de l'amende. Résultat 1 seul PV dressé sur un des poids lourds. Toute l'équipe repartira en direction de l'Autriche qu'ils franchiront sans encombre. Et après s'être acquittés des vignettes pour pouvoir rouler dans ce pays, ils se sont posés sagement à Goettlesdrunn, ville étape où les bras de Morphée les attendaient pour une nuit réparatrice.

8 septembre Ukraine/Slovaquie

DOUBLE MEDAILLE D'OR DE LA PATIENCE

Notre logistique au grand complet s'est levée de bonne heure pour arriver tôt à la zone frontalière et effectuer les formalités douanières pour quitter l'Ukraine. Arrivée vers 7h, il faut se ranger dans la file adéquate, d'un côté les 2 poids lourds, de l'autre les 4 véhicules légers. Pour ces derniers les formalités se passeront correctement et ils pourront dire au revoir l'Ukraine, bonjour la Slovaquie. Leur mission,  chercher un hébergement pour la nuit si les poids lourds devaient s'attarder lors des contrôles douaniers.

Nos 2 camions et leurs passagers se sont installés dans la file correspondante, et après un premier comptage, ils s'aperçoivent qu'il y a 54 camions devant eux !! Bigre il va falloir s'armer de patience. L'attente sera longue, mais ils connaissent pour l'avoir déjà vécu.  Après un repas frugal ils reprennent l'attente. Les heures s'égrènent et par des sauts de puces, ils franchiront enfin la zone frontalière. 2 km en 17 heures, qui dit mieux. 4 heures 30 du matin, alors qu’ils pensaient que le plus dur était passé, les douaniers ukrainiens décident une fouille complète des deux camions. A 6 heures du matin, enfin, notre équipe peut quitter l’Ukraine. Il aura fallu 27 heures, pour sortir d'un pays. Heureusement, les douanes slovaques seront moins regardantes et les formalités ne dureront que… 3 heures. Toute notre "log" peut enfin se retrouver autour d'un consistant petit déjeuner bien mérité. Maintenant en route vers l'Autriche et la libre circulation des véhicules.

Quant à notre cher Jean, qui garde le lit depuis 10 jours dans un hôpital russe, voit sa patience récompensée. En effet, demain 10 septembre, après un premier transfert en avion médicalisé, d'Orenbourg à l'aéroport de Samara, puis de Samara à Moscou,  il sera pris en charge par une équipe médicale française et regagnera l'Hexagone mercredi soir. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et avons hâte de le revoir le 17 octobre prochain, lors de la soirée festive qui sera organisée, en l'honneur du Paris Pékin.

Tout vient à point à qui sait attendre.

7 septembre Ukraine

Après un frugal petit-déjeuner mais toujours sans le petit noir du matin, nos 7 véhicules reprennent la route en direction d'une nouvelle frontière celle de la Slovaquie, toujours sous une chaleur écrasante. Rien à signaler sur le parcours sinon des contrôles inopinés par la police ce qui ralentit la progression de nos véhicules. Leur escale s'effectuera à Oujhorod ville toute proche de la frontière Slovaque. Mais il faut que l'on vous conte une aventure un peu irréelle, surtout en France. A l'approche de la ville étape, notre convoi croise une voiture de police en panne. Que font nos chauffeurs, en citoyens responsables, ils décident de stopper le convoi des 7 véhicules pour venir en aide à ces policiers malheureux. Nous n'avons pas de photos, mais essayez d'imaginer nos valeureux chauffeurs en train de pousser le véhicule de la police… En fin de compte l'opération fût vaine, car la voiture n'a jamais pu démarrer. C'est sûr ils laisseront en souvenir, l'empreinte de la solidarité française.

Pour Jean, sœur Anne n'a rien vu venir ce dimanche, et attend toujours avec patience et résignation son rapatriement vers la Capitale française.

06 septembre Ukraine

Enfin en Ukraine, tout notre convoi se dirige sur Kiev où la log pensait effectuer quelques réparations sur certains véhicules. Mais tout compte fait, le samedi étant déjà fort entamé, les garages sans doute fermés, ils décident de ne pas s'arrêter. Heureusement car nous leur avions suggéré d'aller supporter l'équipe de France de Basket, avec à sa tête Tony Parker, qui jouait pour les éliminatoires de la coupe d'Europe à Kiev, ce samedi 6 septembre, ils auraient du encaisser la défaite des Bleus!!

Notre équipe à nous, les rouges, dont les conditions climatiques sont au zénith par une chaleur avoisinant les 34°, a fait escale 667 km après la frontière russe, à Jytomyr. Mais entre temps Henry a du s'acquitter d'un PV, oui un PV, le premier depuis le 16 mars. Pourquoi, parce qu'il a décidé de faire demi-tour, mais a mal jaugé la manœuvre et du coup enfreint le Code de la route pour dépassement de la ligne blanche continue. Mais rassurez-vous c'est Henry qui a fixé lui-même le montant de l'infraction…. Donc pas ruineux pour le bilan financier de l'expédition. Cela fut l'occasion pour toute l'équipe de trinquer à la santé d'Henry.

Quant à Jean, la marraine la fée n'est pas encore arrivée. Nous pensons que les infirmières russes doivent "flasher" sur notre Jean national et recule l'échéance pour son transfert en France!!!!

05 septembre RUSSIE

Les malheurs de la log suite et fin

Jean-François et son convoi sont partis ce matin de Voronej en direction de la frontière Ukraine. Pas de problèmes majeurs, sauf les contrôles incessants de la police. D'ailleurs cela aurait pu tourner au "cauchemar" car Claude, notre valeureux chauffeur de poids lourds a oublié de retirer, le soir à l'étape, le disque qui se trouve dans la cabine et qui sert à vérifier le nombre d'heures de route effectué par les chauffeurs.

Après bien des explications et contrôles, le convoi a fini par arriver à la jonction de la frontière russe et ukrainienne. Mais de nouveau la police vérifie et là çà ne passe plus, soit il faut payer une amende de 5000 roubles, soit il faut payer un bakchich. Contraint pour ne pas retarder le convoi, Jean-François opte pour le bakchich, c'est la première fois depuis le début de leur épopée qu'il doit mettre la main au porte-monnaie. Nous vous garantissons que cela lui a fendu le cœur!!

L'attente a été longue, longue… de 13heures jusqu'à 19 heures pour simplement franchir et quitter la Russie, ensuite il faut s'armer de patience pour subir les mêmes obligations du côté ukrainien. Ils ont la santé nos petits gaulois….

Est-ce que vous vous souvenez qu'un des véhicules de la log était en souffrance en zone frontalière! Et bien Henry est venu rejoindre ses camarades pour régulariser les formalités, et finir ensemble le chemin jusqu'à l'étape du jour qui ne sera pas longue, une quarantaine de kilomètres après la frontière. Ce soir retrouvailles de toute la log, dîner, dodo.

Quant à Jean, malheureusement il doit prendre son mal en patience à l'hôpital, toujours sous perfusion, mais avec un moral d'acier, car son rapatriement n'est toujours pas effectué. Espérons une bonne étoile pour ce week-end.

04 septembre RUSSIE


Les malheurs de la log épisode 5

Notre escouade qui devait impérativement rentrer en Ukraine le 3 septembre a réussi sa mission, mais comme notre logistique aime bien pimenter l'aventure, tout ne s'est pas déroulé comme prévu. En effet, les douaniers ont procédé au contrôle des véhicules : papiers, permis, autorisation … et ils se sont aperçus qu'il manquait un document officiel pour un des véhicules, donc arrêt total, interdiction de passer la frontière. Après avoir parlementé, le verdict définitif est tombé, impossible pour un des véhicules de rentrer en Ukraine. Avec les péripéties des derniers jours, le camion d'Henry qu'il a fallu alléger, notre malade à l'hôpital, la séparation de la log en deux groupes, Henry qui prend le camion de Jean,  personne n'a pensé à transférer les papiers aussi. Et oui le sésame d'Henry se trouve avec la deuxième équipe. Après une réunion téléphonique entre les deux groupes, la décision est prise le Daily restera en zone frontalière jusqu'à l'arrivée de Jean-François, où Henry les rejoindra pour récupérer le véhicule en "otage", contraints nos 4 chauffeurs ont pris un seul véhicule et sont rentrés en Ukraine. Enfin plus de problème de visa, c'est déjà çà et en attendant leurs compagnons, ils vont pouvoir se délecter d'un répit hautement apprécié. Hier au soir notre deuxième groupe en a profité pour fêter l'anniversaire de Claude. Et ce matin toute l'équipe reprenait son itinéraire, en quittant avec difficulté Saratov, because le russe c'est difficilement déchiffrable, mais tout s'est bien passé et ils atteignaient sans encombre l'avant dernière étape russe Voronej avant le regroupement définitif de nos deux équipes en Ukraine. Quant à notre malade, Jean, toujours hospitalisé, dans l'attente d'un rapatriement sur l'Hexagone, prend son "mal en patience", il se remet doucement, mais a bon moral, nous vous le garantissons, pour être en permanence en contact avec lui, la difficulté pour notre assistance c'est de trouver un avion médicalisé car il est très excentré de Moscou à plus de 1000 km, et à 400 d'une grande ville. Mais en relation constante avec eux, nous espérons que d'ici la fin de la semaine il sera accueilli dans un hôpital parisien, et que tous ces petits soucis médicaux ne seront plus qu'un lointain souvenir.

3 septembre RUSSIE

Les malheurs de la log épisode 4

Les véhicules souffrant de problèmes mécaniques ont subi une petite cure de jeunesse, mais la révision a révélé pour l'un deux un souci plus important. Pour qu'il puisse continuer sa route, il a fallu le délester d'une grande partie de son chargement qui a été transféré dans l'un des poids lourds, suite à cet allégement conséquent il pourra rouler jusqu'à Kiev en Ukraine, où tous les véhicules vont être révisés par des spécialistes des deux marques de véhicules. Notre première escouade a tellement avalé de kilomètres qu'hier au soir elle avait déjà parcouru 1100 km, sur les 1600 prévus, non non vous ne rêvez pas, de ce fait l'étape du jour, un peu plus relax, permettait à nos quatre chauffeurs d'atteindre dans la soirée la frontière ukrainienne, ouf mission accomplie pour notre chauffeur dont son visa arrivait à expiration. Quant à l'autre groupe il a mené son petit bonhomme de chemin sans précipitation et surtout sans problème majeur, l'étape du jour a eu lieu à Balakovo près de la Volga, où la température s'était un peu réchauffée 21°, car après avoir connu la canicule, ils subissent les premiers frimas russes, le matin au lever du soleil la température avoisine les 5°, mais ils gagnent en décalage horaire, nous n'en avons plus que deux de différence avec eux.

En revanche, nous vous annoncions que notre malade aurait été autorisé à quitter l'hôpital, et repartir avec le groupe, malheureusement, quelques petites complications ont fait qu'il doit laisser ses camarades sur le bord du chemin et être rapatrié sur l'Hexagone. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

02 septembre RUSSIE

Les malheurs de la log épisode 3

Ne pouvant plus se permettre de perdre un temps précieux pour le chauffeur dont le visa expire le 3 septembre prochain, car s'il passe la frontière après la date mentionnée sur son passeport, il sera considéré comme clandestin, nous n'osons même pas imaginer les conséquences. La décision est prise que deux véhicules celui de ESO et un Daily et 4 chauffeurs, Henry, Joël, James et Michel devanceront d'une journée l'autre groupe. Départ programmé à 4h1/2 du matin, car la frontière ukrainienne est encore loin. En effet, pour arriver à temps à la prochaine frontière, notre petite escouade devra effectuer une étape de 850 km et une autre de 820 km. Mais le deuxième groupe aura également un programme chargé, les deux véhicules défaillants devront subir les réparations nécessaires. Quant à notre "malade" il va rester en observation, mais rassurez-vous, après les examens d'usage, le médecin a rendu son verdict, tout est OK, et il sera autorisé à quitter le centre médical ce soir. Avec toutes ces péripéties, le stock de nourriture et de boissons a bien été entamé, aussi Odette et Jean-Claude vont refaire le "plein" pour ne pas se trouver au dépourvu. Quant à Jean-François il en profite pour faire des opérations de change en roubles. Tout notre petit monde est occupé à des fonctions bien précises. Demain matin 3 septembre ce sera le départ d'Orenbourg, pour deux longues étapes.

01 septembre RUSSIE

--> -->Les malheurs de la log épisode 2

Des problèmes techniques ont de nouveau vu le jour sur deux véhicules, celui de la FFCT qui a une fuite d'huile de freins, et a subi un dommage pendant son stationnement la nuit, vitre cassée. Puis c'est au tour du Daily d'Henry, qui fait un nouveau caprice après avoir subi de grosses réparations en Chine, fuite au niveau du système de freinage et plaquettes de freins à changer. Puis c'est au tour d'un des chauffeurs de subir quelques "dommages intestinaux", provoquant une chute de tension et une déshydratation. Réunion du conseil des sages, il est préférable d'hospitaliser ce chauffeur pour examen et surveillance.

31 AOUT

Les malheurs de la log

Un des chauffeurs de poids lourds s'est vu contraint d'abandonner au Kazakhstan ses compatriotes car son visa était venu à expiration, et de un, un autre chauffeur, l'expiration de son visa russe arrive à échéance le 3 septembre prochain, seront-ils dans les temps, et de deux…  

Après les  agapes de la veille, il faut relancer toutes les machines, et toute l'équipe a repris la route en direction de la frontière russe. Les douaniers kazakhes seront très méticuleux et tellement besogneux que l'attente durera 8 heures, mais notre équipe tenant bon avec un moral d'acier, ils ont définitivement quitté le kazakhstan pour la Russie. Les contrôles recommencent et les douaniers russes demandent que le carnet ATA des poids lourds soit validé par les autorités russes, nouvelle attente en perspective. La nuit étant venu, le douanier propose de faire une halte dans un café proche de poste frontière, celui-ci obligera le cafetier à les héberger pour la nuit car le froid a fait son apparition. Henry est chargé de récolter les autorisations du carnet ATA jusqu'à Samara à 200 km de la frontière. Tous les véhicules sauf les deux poids lourds sont donc partis en avant pour rejoindre la ville étape à Orenbourg où ils attendront leurs camarades. Ceux-ci ont pu quitter le poste frontière à 21h30 et sont arrivés à destination au Motel vers minuit.

30 AOUT 2008 KAZAKHSTAN

L'ANGE DU DESERT

En France nous connaissons Joséphine ange gardien, téléfilm diffusé à la télévision, au Kazakhstan nous connaissons Pascal, ange du désert. En effet, c'est grâce à ce français, installé depuis des années au Kazakhstan, propriétaire d'une grosse entreprise, et que Jean-François et Henri ont connu au moment de la reconnaissance du Paris Pékin que la réparation du Daily d'Henri a pu se faire. Imaginez l'incroyable destin, la mise à disposition d'un camion-plateau pour le remorquage et du personnel de l'entreprise, 900 km aller/retour du désert jusqu'à Aqtobé, mais voilà nous sommes déjà samedi, les garages sont fermés, il en faut plus à ce personnage hors du commun pour ne rien entreprendre, il demande tout simplement à son personnel de trouver les pièces pour le Daily, chose faite, puis d'effectuer les réparations. Et en un tour de mains, ou de vis comme vous voudrez, le camion est bel et bien réparé. Notre chef d'expédition et ses compagnons le remercient chaleureusement, puis lui demande la facture, normal! "toute peine mérite salaire" Et bien encore un miracle, l'ange du désert a tout simplement offert toutes les prestations qu'il avait effectuées pour la logistique. Tout le monde reste coi, et c'est un peu gêné, mais heureux, que la soirée s'est terminée dans le meilleur restaurant de la ville, aux frais de la fédération…

29 AOUT 2008

Après une nouvelle nuit à la belle étoile dans le désert de sable, le groupe de surveillance, en attendant le camion de remorquage, en a profité pour effectuer une première partie des réparations : le carter et changer le pneu. Puis le camion-plateau les a rejoints et a chargé le Daily sur le plateau, pour un remorquage jusqu'au garage qui devra effectuer le reste des réparations. Le parcours sera long à peu près 400 km. Toute l'équipe au grand complet, après un déjeuner en commun, prendra la route pour Aktobé, prévision d'arriver tard ce soir, dans la nuit. Dès demain, le mécanicien entamera les réparations, qui nous l'espérons ne durera pas plus de deux jours, quant à la log, elle profitera, bien malgré elle, d'un repos forcé mais bénéfique pour les organismes, et comme dit le proverbe: "qui veut voyager loin ménage sa monture".    

28 AOUT 2008

Aujourd'hui repos forcé pour tout le monde. Et pour couronner le tout, malheureusement le camion plateau qui devait remorquer le Daily jusqu'à Aktobé ne sera disponible que demain. Aussi pour éviter aux vieux rhumatismes de se réveiller, et par entraide fraternelle, ils ont décidé de permuter les 4 rescapés du désert, par une autre équipe composée de Jean-François et 3 de ses acolytes. Journée sans grand suspens donc, espérons qu'ils aient dans les camions un jeu de cartes pour pouvoir se taper une belote et ainsi faire passer le temps. Demain soir tout le staff sera à Aktobé, mais il faudra encore patienter jusqu'à la réparation complète du camion, soit deux ou trois voire quatre jours!!! Pour pimenter, un des chauffeurs voit l'échéance de la validité de son visa kazakhe fondre au soleil, et ils seront, sans doute, contraints de lui faire prendre le train pour passer en Russie, et les attendre à Astrakan. La routine quoi …..!!!!    

27 AOUT 2008

Tout semblait se dessiner comme une journée ordinaire par un temps chaud mais supportable. En fait ce fut complètement l'inverse. Partis à 5 heures du matin pour pouvoir rouler tranquillement jusqu'à l'étape prévue, car l'itinéraire du jour, environ 400 km, rejoignait les pistes et le désert, souvenez vous des mémorables photos de l'aller. Replongez vous dans la photothèque du Paris Pékin et cliquez sur Kazakhstan, vous comprendrez mieux leur périple. Et cela ne s'est pas démenti, ils ont souffert, surtout les machines, le Daily d'Henri, entre autres, diagnostic : amortisseurs cassés – carter foutu – crevaisons (ils n'ont même plus de pneus de réserve)… Dilemme, ils ont fait le choix de laisser le Daily, à plus de 2 heures de route de l'autre équipe, en plein désert, mais c'était sans compter sur la solidarité infaillible de notre équipe de choc, et les 2 Daily, solidaires comme des frères siamois sont restés ensemble avec les 4 chauffeurs, pour un bivouac impromptu à la belle étoile. Notre chef d'expédition leur laissant des paniers repas pour le dîner, mais explorateurs nés, même en plein désert, ils avaient déjà repéré un estaminet à 1 km de leur base. Quant au gros de la troupe, tant bien que mal, et dans la nuit noire, ils se sont frayés un chemin praticable en évitant les ornières de la piste, pour terminer l'étape vers 23h30 et trouver un local pour les accueillir pour la nuit. Enfin posés et contents d'être enfin arrivés, car ce fut une dure journée.    

26 AOUT 2008

Après avoir avoisiné les 42°5, la chaleur est retombée à 32°, c'est très chaud, mais devenu un peu plus supportable. Dur dur quand même, et pour les organismes et pour les machines, car maintenant c'est au tour du Daily d'Henry de montrer des signes de faiblesse, le radiateur, en l'occurrence, qu'il faut colmater pour qu'il puisse remplir son rôle correctement. Mais notre équipe toujours sur le qui vive et prête à riposter pour n'importe quels soucis, continue son petit bonhomme de chemin, chemin qui va devenir de plus en plus chaotique sur les routes kazakhes. Ce soir ils sont tous arrivés à bon port à Aral.    

25 AOUT 2008

Ce matin décollage de bonne heure, mais voilà tout le monde n'a pas entendu le réveil sonné, et c'est avec une heure de retard sur le planning, que le convoi a pris la route. Celles-ci deviennent de plus en plus rudes, il y a encore de l'asphalte, mais pour combien de temps, ils savent que bientôt ils vont rouler sur de la piste. Si bien que le Daily fraîchement réparé en Chine subi beaucoup de soubresauts qui occasionnent quelques désagréments sur le moteur, en l'occurrence sur la durite qu'il faut resserrer régulièrement pour ne pas subir encore des dégâts. Toutefois, toute la petite troupe est arrivée à Quizil Orda, où ils ont pu faire le plein en ravitaillement. Demain direction Aral.    

20 AOUT 2008
 
Après 450 km, toute l'équipe est enfin arrivée à Hami vers 1h30 du matin. Fatiguée, mais bien content d'avoir pu réaliser ces kilomètres sans trop d'encombres sachant qu'il est toujours fastidieux de tracter un véhicule, la tension nerveuse est accrue. A cette heure tardive, il n'était donc pas possible de déposer le Daily de Jean chez Iveco.

Ce matin check-up complet, et confirmation du diagnostic. Mais, décidément, nouvelle préoccupation, la pièce qui devait remplacer le turbo compresseur est adapté au véhicule chinois. En conséquence le mécanicien, doit se transformer en magicien et convertir la pièce initiale chinoise en modèle français. Si tout va bien les véhicules pourront être remis à leurs propriétaires dans l'après-midi, ce qui oblige notre équipe à un repos forcé, mais peut-être pas inutile.

Prévision pour demain:

  • départ : 7h du matin
  • rallier Urumqï et si possible faire 150 km de boni 

Si ce planning est respecté, vendredi après-midi ils pourront passer la frontière et atteindre Almaty 300 km plus loin

19 août 2008

Et bien ce qui devait arriver arriva le Daily de Jean n'en peut plus, poussif, et ce matin une fumée blanche s'échappait du pot, non non ce n'est pas un nouveau pape qui vient d'être élu, c'est seulement le turbo compresseur qui est mort, il a été tracté par Jean-François déjà sur plus de 150 km pour trouver un garage à Yumen, une échope pour tout vous dire, mais le mécanicien en bon professionnel a détecté tout de suite la panne, c'était bien le turbo compresseur ! malheureusement pas de pièce de rechange en stock, après plusieurs appels téléphoniques, il faut se résigner à rebrousser chemin jusqu'à Hami, vers un garage Iveco qui prévenu par notre mécanicien,  va attendre l'arrivée de notre équipe car le Daily et Jean devront être tractés sur 450 km et pour arroser le tout il pleut et la température a chuté considérablement.
Qui a dit que l'aventure était terminée !!!

18 août 2008

Hier 18 août notre équipe avait déjà roulé plus 1500 km, ils ont fait escale à Zhanghie et avance d'une façon soutenue vers Urumqï pour atteindre la frontière chino-kazakhstanaise. Mais c'était sans compter sur les tracas mécaniques, car si les humains vont bien, les machines à quatre roues commencent à toussoter....

16 août 2008

"Après l'euphorie, la liesse, les congratulations, et un repos touristique bien mérité, les cyclotouristes s'en sont allés vers l'Hexagone ou leur pays d'origine, pour d'autres horizons peut-être moins lointains. Tandis que depuis le 16 août dernier, la logistique du Paris Pékin, composée de 13 conducteurs et de 7 véhicules, entamait une autre aventure le retour Pékin Paris par un itinéraire toutefois quelque peu modifié et plus roulant pour notre escouade.