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Deux BCMF en VI

un VI au pays des 2000

sport-étude à Briançon

SPORT-ETUDE à BRIANCON

Vu mon âge, ce titre mérite une explication.

Ces deux dernières années (2005 et 2006), j’étais de jury de bac à Briançon : les études c’est donc pour les élèves et le sport pour moi, entre les réunions de jury et les interrogations orales.

 

Juillet 2005

Arrivé la veille, je profite de l’après-midi pour gravir le col des Gondrands par la route militaire : c’est le calme quasi-absolu mais il ne faut pas oublier qu’une jeep peut survenir à tout moment.

Le revêtement laisse à désirer par endroits, mais le panorama du sommet vaut le coup d’œil : un militaire me déconseillera de rejoindre Montgenèvre par la piste avec mes « petits pneus » car un vtt s’impose.

 

Le lendemain, l’informatique et le petit nombre de candidats de mon jury me libèrent à 11 heures : cela laisse le temps d’aller au col de Granon.

Bien sur, la partie dure, à partir de le Villard-Laté ne fait qu’une dizaine de kilomètres mais on passe de la côte 1428 à 2404 : le pourcentage régulier est donc toujours aux alentours de 10%.

A la côte 2364, on trouve un chemin   qui vous mène au col de Barteaux et vous revenez au col de Granon par des sentiers.

Vous pouvez alors emprunter un chemin carrossable mais pierreux, suivi par le GR5c, qui vous permettra d’aller cueillir le col des Cibières puis la Porte de Cristol ( un portage est nécessaire pour faire les cinquante derniers mètres) : j’ai regretté ma randonneuse qui m’aurait permis de rester sur le vélo plus souvent et je pense que le vtt doit passer presque partout

Inutile de revenir  au col de Granon : vous pouvez redescendre par des sentiers jusqu’à la côte 2171 sur la route, au départ du chemin pour le col de Buffère.

 

Avant les oraux, les candidats disposent d’une journée de réflexion pour choisir les matières à contrôler : une journée de libre avec au programme le col Agnel.

La route de Guillestre à Château-Queyras est toujours agréable et après commencent les difficultés, mais aussi le plaisir d’évoluer dans des paysages fantastiques : avant de redescendre un petit détour, souvent en marchant, permet d’aller au col Vieux.

L’orage qui menace me dissuade d’aller à St-Véran : pas de regrets, cela me donnera l’occasion de revenir.

 

Juillet 2006

Dès le mois d’Avril, j’ai la confirmation que je retourne à Briançon.

Je prends ma carte IGN 3536OT pour sortir des routes avec la randonneuse et je consulte mes revues.

Dans la revue n°16 du Club des Cent Cols (merci à tous les bénévoles qui mettent les anciennes revues sur le site internet), je trouve un article de Jean-Claude MOUREN : un grand cyclo, d’une grande gentillesse, que j’ai apprécié au Cyclo Sport Provencal, malheureusement trop tôt disparu.

Il fait état d’un circuit partant des Combes, que l’on peut atteindre par la D35 au départ de Briançon, qui permet de rejoindre la route du Lautaret.

Je trouve, à partir de Monétier les Bains, une route non revêtue, qui rejoint le GR54, cité par Jean-Claude à la côte 2177 et , après le col de l’Eychauda, un sentier, qui laisse le GR à gauche, va vers le col  de la Pisse, puis de Serre-chevalier, de Ricelle, du Prorel et permet de redescendre vers Les Combes, après avoir longé Notre Dames des neiges.

Un collègue, originaire de Briancon, me confirme qu’il a fait la plupart de ces chemins en vtt et qu’il y a un passage un peu délicat au nord de la crête du rocher blanc après le col de Ricelle : faute de vtt, la randonneuse devrait me permettre de passer en marchant un peu plus.

Pour le second jour, je prévois un grand classique : la route des crêtes de Sestrière par la colle de l’Assietta ; j’avais renoncée à la faire au cours d’une étape d’un voyage itinérant allant de Lanslebourg à Briançon   passant par les cols du Mont Cenis et Montgenèvre en 2001.

La troisième boucle se contentera de la vallée de la Clarée et du col de l’Echelle.

Le 3 juillet, après les délibérations, c’est le départ jusqu’à Le Monêtier-les-Bains et l’arrêt déjeuner.

Je fais route commune avec le GR94 jusqu’à la côte 1500.

La route, non revêtue, commence à se redresser mais cela reste praticable jusqu’à la côte 1700 : la pente et les cailloux empêchent une progression continue sur le vélo malgré le 28-26 et cela va continuer pendant toute la ballade.

J’arrive au col de l’Eychauda en compagnie de trois randonneurs pédestres et c’est l’occasion de parler du club des cent cols : on se sent moins « fou » à 6000, pour expliquer sa présence insolite dans ces montagnes avec son vélo.

Toujours à pied, il faut faire un aller-retour au col de la Cucumelle et une pancarte indique à droite le col de Fréjus par la ligne de crête et à gauche, on doit pouvoir atteindre le col du Grand Pré : la vue est superbe, mais ces cols ne sont pas au programme pour aujourd’hui.

Je redescends jusqu’au GR54 que je dois en quitter en le laissant à droite, ce que je fais un premier embranchement pour emprunter un sentier à forte pente qui s’arrête après 500 mètres environ.

C’est le moment de sortir la carte et je constate que je suis près de la Roche Gauthier : c’est bien mais au lieu d’être au Sud, je suis au Nord, ce qui est moins bien ; par contre, je viens de passer au col de Fréjus.

J’en profite pour me restaurer et décider que compte tenu de l’heure et de l’orage qui s’annonce, il est préférable de redescendre par la même voie : cela ne sera pas plus facile que la montée.

Le 4 juillet, je passe par Montgenèvre en voiture pour constater que le versant italien, en particulier, est toujours en chantier : en 2001, j’avais cru comprendre que ces travaux devaient être terminées pour les jeux de Turin.

Je démarre mon circuit à Sestrière par la route forestière non goudronnée qui permet d’enchaîner six cols jusqu’au la colle de l’Assietta : la randonneuse est passée partout.

Cette traversée est vraiment magnifique avec des vues superbes sur les deux vallées : n’oubliez pas d’admirer les tremplins de sauts des jeux que vous retrouverez le soir en passant à Pragelato.

La descente est par contre très « cassante » et là encore la position aux cocottes n’est pas idéale et je suis heureux de retrouver le goudron.

A gauche, il reste environ 5 kilomètres pour le colle delle Fenestre et il suffit de revenir ( vous trouverez pas très loin de l’embranchement un restaurant qui fait aussi les sandwichs) pour passer par Usseaux et rejoindre la N23 qui permet le retour à Sestrière : la route est goudronnée entièrement.
 

Le 5 juillet, la troisième journée est écourtée par la pluie : ma balade me mène au  col de l’échelle, mais je ne descends pas la vallée étroite et je ne vais pas jusqu’aux chalets de Laval .
 

Comme vous pouvez le voir, le cyclotourisme en montagne réserve toujours des surprises et le programme n’est pas toujours respecté :  j’aurai du aussi consulter les excellents topos du Club des Cents Cols que je possède.

Mais ces péripéties me donnent   une raison supplémentaire pour revenir dans ce magnifique Brianconnais.

 

François Hennebert

récit non publié

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