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| Deux BCMF en VI un VI au pays des 2000 sport-étude à Briançon |
DEUX
B.C.M.F. EN V.I. opéra cyclotouriste en cinq actes et seize tableaux créé au mois de juillet 2000 écrit et réalisé par l'auteur avec la collaboration : - du Cyclo Club Béarnais, - du Vélo Club d'ANNECY, - du soleil, du vent et de la pluie, avec - dans le rôle principal la "Randonneuse" et ses sacoches ( 17 kg ), - la "moulinette", - pour les choeurs les belles routes blanches et jaunes sur les cartes Michelin si possible, - pour les décors les fantastiques paysages de la FRANCE, et la collaboration amicale (??) des cols du TOURMALET, du SOULOR, de l'AUBISQUE, de JOUX-PLANE, des ARAVIS entre autres. Il nous faut remercier le public souvent chaleureux, parfois incrédule, parfois admiratif devant ce qu'il considère quelques fois comme un "fada". Comme tout opéra qui se respecte, celui-ci possède son ouverture avec les BCMF du JURA ( 17-18 juin avec le soleil), des VOSGES (24-25 juin avec la pluie) et des monts du FOREZ ( 8-9 juillet avec le froid ) : ces trois là, je les recommande pour les petites routes parfaitement tranquilles et leur accueil. ACTE I : un V.I. d'AIX à PAU. La première étape d'AIX à BALARUC les Bains s'effectue avec un fort vent de face et le contournement de MONTPELLIER n'est pas des plus plaisants. Le deuxième jour me permet de relier BALARUC à CASTELNAUDARY en passant par SETE, AGDE, BEZIERS et CARCASONNE par une route flirtant souvent avec le canal du Midi. Le vent est toujours aussi fort, défavorable et frais : peu de monde sur les plages en ce douze juillet. La journée se termine bien sur par la dégustation du fameux cassoulet. De CASTELNAUDARY à CASTELNAU-MAGNOAC, je suis dans le pays des vallonnements, des clocher-murs et des champs de tournesol ( pas tous fleuris malheureusement). Le relief me parait idéal pour préparer PARIS-BREST-PARIS ( pensez-y : c'est en 2003) surtout avec le vent d'ouest qui n'a toujours pas abdiqué. La dernière journée me permet d'atteindre PAU et en ce 14 juillet, je rencontre peu de cyclistes : juste un détail au vent est venue s'ajouter la pluie. ACTE II : la randonnée des cols pyrénéens. Un mot sur les BCMF : la longueur (entre 230 et 250 km ) et le dénivelé (autour de 4000 mètres) peuvent en décourager certains cyclos. Heureusement, il y a la formule touriste : une première étape de 80 km le samedi après-midi et le reste le dimanche. Le coucher s'effectue dans un gîte généralement et le repas pris en commun est des plus sympathiques. Le départ de l'hôtel s'effectue sous la pluie, comme la majeure partie de la journée. Cela "gâche" un peu le plaisir du cyclo contemplatif que je suis mais les Pyrénées sont aussi belles sous la pluie. L'arrêt pour moi s'effectue à ARTIGUES à 10 km du sommet du TOURMALET ( côté LA MONGIE). Le dimanche, nous sommes dans les nuages, mais le temps sera complètement découvert au passage en haut du col et le restera toute la journée. Je retrouve un cyclo rencontré dans le Jura et le Massif central et nous évoquons son LE CAIRE-ISTAMBUL et son prochain TUNIS-LE CAIRE : cela fait rêver. Il me quitte pour aller faire un col supplémentaire car si je "cueille" les cols, lui il les "chasse". A propos de cols, ceux de la journée présente un avantage : pas de souci de braquet, tout à gauche !! Après avoir refixé la grosse sacoche, j'ai la désagréable surprise de constater que mon pneu arrière est crevé. En démontant, je constate avec une petite peur rétroactive qu'il est temps de changer aussi le pneu : heureusement, j'ai ce qu'il faut avec moi. J'effectuerai encore quelques kilomètres pour sortir de PAU. ACTE III : de PAU à ANNECY. Une grosse étape pour commencer en profitant d'un relief peu accentué pour rejoindre MONTAUBAN : une belle ville. Une bonne nouvelle : le beau temps est revenu pour la semaine. Le lendemain, la remontée des gorges de l'Aveyron est un véritable plaisir et SAINT-ANTONIN Noble Val mériterait un arrêt un peu plus long que celui que je lui consacre. Mais, il faut remonter vers RIEUPEYROUX par des petites routes à fort dénivelé parfois ( pour les amateurs de basket, je passe à LUNAC ce minuscule village qui a eu son équipe en première division féminine). Après avoir évité RODEZ, je fais étape à PONT de SALARS. Ce 19 juillet est mon anniversaire, mais cela va être aussi ma fête. Mon voyage se poursuit par SEVERAC-LE-CHATEAU, LE MASSEGROS (le meilleur rapport qualité-prix pour un repas), CHANAC (l'arrivée en descente sur ce village est superbe) et MENDE. Pendant l'arrêt chez un vélociste pour chercher un pneu en 650 et lubrifier ma chaîne, j'observe deux jeunes filles en train de charger leurs vélos de façon pas très orthodoxe. Je leur montre sur la carte la route de SAINTE-ENIMIE et l'une d'entre elles est plus préoccupée des descentes que des montées : à tel point que je me demande s'il ne s'agit pas de sa première expérience vélocipèdique. Il me reste à gravir les 20 km du col de la Pierre Plantée pour rejoindre LANGOGNE, que je ne verrai pas ce soir : à 300 mètres du sommet, je casse ma manivelle gauche et il est presque 18 heures. Une seule solution : redescendre à MENDE avant la fermeture. J'y arriverai et le vélociste se mettra en quatre pour me dépanner sans me faire payer la main d'oeuvre. Je couche à MENDE. Le lendemain, je repasse ce désormais fameux col ( pour moi au moins) et passe une journée agréable entre 1000 et 1300 mètres avant d'arriver à SAINT-AGREVE. Aujourd'hui je vais repasser le Rhône. Cela me permet d'effectuer une superbe descente sur ANNONAY et de retrouver un peu de chaleur, avant de poursuivre par VOIRON jusqu'à SAINT- LAURENT du PONT au pied du massif de la Chartreuse. En ce samedi, l'étape est courte et je rejoins ANNECY par CHAMBERY. J'ai l'occasion d'emprunter une véritable route pour cyclistes parfaitement entretenue et j'en retrouverai une sur les bords du lac d'ANNECY avec son tunnel. ACTE IV : la randonnée des ARAVIS. A mon inscription, les organisateurs m'avaient prévenu que l'option touriste était supprimée : le samedi étant classé rouge la préfecture n'avait pas donné son autorisation. En conséquence, il faut faire les 242 km dans la journée. Je prends le départ à 3h 20 avec mon double éclairage, dynamo et piles, ce dont profiteront quelques cyclistes qui m'accompagneront dans la nuit pour cette raison. Après la montée du mont Salève, la récompense : une vue magnifique sur la ville de GENEVE toute éclairée. Une grande descente, un peu de vallée et c'est reparti pour le col de JOUX-PLANE : le départ de MORZINE est assez rude. Avant le ravitaillement, il fait encore passer par la côte de DOMANCY ( souvenez-vous HINAULT et le championnat du monde à SALLANCHES en1980) pour arriver à COMBLOUX. L'après-midi, on passe à MEGEVE avant de s'attaquer au col des ARAVIS et ensuite c'est tout bon : quarante kilomètres de descente pour rentrer à ANNECY vers 18 heures. Le temps était idéal pour les cyclistes car couvert et pas trop chaud, mais je n'ai pas pu éviter deux averses orageuses à SALLANCHES et en rentrant. ACTE V : le retour sur AIX. Je profite à nouveau de la beauté du lac en le longeant jusqu'à FAVERGES avant de changer de vallée par le col de TAMIE, malheureusement toujours sous la pluie qui cessera pour rejoindre DOMENE près de GRENOBLE. Avant dernier jour : cela ressemble à une fin de vacances. Je résumerai cette journée à une seule anecdote. Après avoir mangé un sandwich, je me dirige vers le bar pour régler et la patronne, bien sympathique et bien jolie, engage la conversation comme souvent quand vous randonnez à bicyclette : aussitôt elle m' a fait asseoir pour m'offrir un fromage frais à la crème et le café. Je vous donne l'adresse car en plus le menu et le cadre étaient agréables : Aux Deux Daims sur la nationale 75 à deux kilomètres du sommet du col de FAU en allant vers Grenoble. Je ferai étape à SISTERON pour déguster les pieds-paquets. Rien de spécial pour la dernière journée car je suppose que tout le monde connaît le trajet de SISTERON à AIX. En conclusion, j'ai envie de repartir et de découvrir avec plus de temps pratiquement toutes les régions traversées et en particulier les Pyrénées. J'ai tout l'hiver pour préparer la prochaine saison et c'est là l'avantage des voyages itinérants : on le fait au moins trois fois sur la carte, sur le vélo et dans les souvenirs. François HENNEBERT Note de la rédaction : VI voyage itinérant BCMF brevet cyclo montagnard français récit paru dans "Roue-Libre", revue du cyclo Sport Provençal d'Aix en Provence |